Appassionata: Carla Bruni

L’ex-première dame de France ouvre son jardin musical à Olivier Bellamy. De Barbara à Glenn Gould, de Bob Dylan à Bach: un parterre éclectique.

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Pas question pour Carla Bruni de parler politique, ni de son mari, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, ni même de livrer quelques anecdotes croustillantes sur ses compositions, Le pingouin et Mon Raymond, issues de son dernier album "Little French Songs".

C’est uniquement pour dévoiler ses goûts musicaux que la fille du compositeur Arturo Bruni Tedeschi et de la pianiste concertiste Marisa Borini a accepté l’invitation du journaliste d’À contretemps, Olivier Bellamy, après Julien Clerc, Juliette Gréco, Karl Lagerfeld, Abd Al Malik ou encore Françoise Hardy.

Le temps de l’émission, l’interprète de Quelqu’un m’a dit se posera au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Un lieu mythique qu’elle affectionne particulièrement pour y avoir donné ses premiers concerts en 2004.

Bercée par la musique dès sa jeunesse, Carla Bruni revendique sans détour la célèbre phrase de Nietzsche: "Sans la musique, la vie serait une erreur".

Elle évoque les grands pianistes Samson François, Glenn Gould, son compatriote italien Arturo Benedetti Michelangeli et la virtuose Brigitte Engerer récemment disparue. Elle s’enflamme quand le pianiste David Fray vient sur le plateau lui jouer du Bach. Elle parle de la force magnétique de la chanteuse Barbara, de la créativité complexe de Bob Dylan, et vibre avec l’impératrice du blues Bessie Smith, et au son de la bossa-nova de Tom Jobim.

Sans oublier ses coups de cœur actuels: l’Israélien Asaf Avidan et le Britannique Jake Bugg. Pudique et retenue, Carla Bruni se lâche peu. Elle avoue simplement être une mauvaise guitariste et avoir travaillé la technique pour faire sortir sa voix emprisonnée.

On aurait aimé en savoir davantage sur la chanteuse. Cet entretien conventionnel avec Olivier Bellamy reste malheureusement un peu trop aseptisé.

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