The Americans Saison 1

La double vie de deux espions du KGB infiltrés aux USA: une série riche en enjeux.

1253437

À les voir comme ça, Philip (Matthew Rhys, Brothers & Sisters) et Elizabeth Jennings (Keri Russell, Felicity) ressemblent à monsieur et madame Tout-le-monde. Ça tombe bien, c’est l’effet recherché! Car ces deux-là sont en réalité des espions soviétiques débarqués au pays de l’Oncle Sam au cœur des sixties. Depuis son arrivée, le tandem s’est fondu dans la masse. Mariés, ils ont même accueilli au sein de leur "famille" deux rejetons. Deux petits Américains qui n’ont absolument aucune idée de la véritable identité de leurs parents. Et c’est là que les choses vont devenir intéressantes: alors que le duo est confortablement installé dans son train-train quotidien, l’accession au pouvoir de Ronald Reagan début 1981 – qui a intensifié la guerre froide – va changer la donne, contraignant ainsi ces deux taupes à sortir de leur sommeil. Et de fait, à mettre en péril leur vie et celle de leurs enfants. Au grand dam de Philip, qui s’était plutôt bien accommodé à cette nouvelle existence. Pour ne rien arranger, Stan Beeman (Noah Emmerich, The Truman Show), un agent du FBI, vient tout juste d’emménager dans leur voisinage… Au-delà de sa subtile retranscription de ce qu’étaient les années 80, l’une des grandes forces de The Americans, diffusé depuis 2013 aux États-Unis, est de conjuguer à la fois drame familial et missions d’espionnage dans ses intrigues. Deux genres qui s’entremêlent dans la plus parfaite harmonie pour finalement n’en faire qu’un. Histoire d’enrichir l’ensemble et de happer le téléspectateur, rien ici n’est noir ou blanc. Tout est ambigu. Les héros, nourris de sentiments contradictoires sur leurs différents engagements, n’en sont pas vraiment. Et cette étrange relation qu’ils entretiennent se révèle très vite la clé de voûte de cette fascinante histoire, inédite en clair.

Sur le même sujet
Plus d'actualité