Allo, j’ai faim: repas à domicile

Alors que le temps consacré à la cuisine et au repas diminue sans cesse, Allô, j'ai faim enquête sur les têtes de pont de la livraison à domicile en France.

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Depuis les cinquante dernières années, la part des dépenses pour notre alimentation a largement diminué au sein des familles. Elle ne constituerait plus qu'un sixième du budget, contre un tiers en 1961. A cela s'ajoute une véritable tendance à passer de moins en moins de temps en cuisine. En 1973 déjà, un livre de recettes du Reader's Digest avançait que "la cuisine, qui traditionnellement était ennemie de la précipitation, a dû, elle aussi, s’adapter aux exigences de la vie moderne. Les plats mijotés et les sauces compliquées, si chers à nos grands-parents, ont disparu de notre alimentation quotidienne. Pour raccourcir le temps de la préparation et la cuisson des repas, la technique moderne a introduit dans l’équipement de la cuisine toute une série de gadgets plus perfectionnés les uns que les autres". Et parmi ces gadgets, il y en a un qui a complètement achevé de nous faire bifurquer par la cuisine: la livraison à domicile. En France, pays qui, pourtant, est réputé pour privilégier les heures de table, on ne passe plus qu'une demi-heure par jour, en moyenne, à prendre ses repas. Un abandon des casseroles qui offre un boulevard aux multiples sociétés de repas à domicile (Allô Resto, Taxi Resto, Chrono Resto, etc.), dont l'offre s'est considérablement étendue. Allô, j'ai faim soulève les questions qui, parfois, peuvent titiller les leaders de la restauration à domicile. Comment garantissent-ils à la fois la rapidité de livraison et la qualité des plats préparés? Où sont réalisées les économies, souvent inévitables dans ce secteur? Comment l'État encadre-t-il ces activités? Autant savoir!

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