Alain Hubert est-il blanc comme neige?

Devoir d’enquête part en expédition sur les traces du business parfois obscur du célèbre explorateur belge.

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Explorateur, président de la Fondation polaire internationale, chef d’expédition à la base Princesse Elisabeth, en Antarctique, ambassadeur pour l’Unicef: Alain Hubert est un homme occupé, aux multiples casquettes. L’année dernière, alors qu’il était en mission en Antarctique, Hubert apprend qu’il est au cœur d’une enquête menée par le juge d’instruction Michel Claise. Une dénonciation a été faite par Philippe Mettens, patron de la politique scientifique belge. Alain Hubert reçoit de l’argent, en tant que président de sa fondation, d’une structure publique qu’il préside également. Pour Mettens, il y a un risque de prise illégale d’intérêt. En retour, Alain Hubert a porté plainte contre Mettens, criant à la calomnie.  Partant de là, Devoir d’enquête tente de comprendre les ramifications des affaires d’Alain Hubert.

A Chamonix, le magazine rencontre un associé de Hubert au sein de l’obscure société Extreme Planet, censée travailler dans le secteur des vêtements. L’adresse de la société est difficilement trouvable sur Internet et, sur place, on a plutôt l’impression de se retrouver dans un gîte de montagne que dans une entreprise. Elle a facturé une somme importante (20.000 euros) à l’Etat, pour faire de la recherche et développement sur des chaussures polaires. Ainsi que plusieurs dizaines de paires de chaussures pour plus de 600 euros chacune. Partant de ces recherches, l’émission creuse plus loin encore pour savoir si Alain Hubert a pu favoriser ses sociétés privées dans le cadre d’activités financées par les deniers publics. Rondement mené, ce Devoir d’enquête montre à quel point le monde scientifique n’ose pas s’exprimer sur Alain Hubert et ses pratiques. Hubert, lui, n’a pas souhaité s’exprimer pour l’émission.

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