Accusé

Adapté d’une série britannique, Accusé conte l’histoire de six prévenus face à la justice. Une intéressante resucée.

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Un moment d’égarement, une erreur d’interprétation, un mot de trop et voilà un individu ordinaire projeté au cœur de la machine judiciaire. Comment s’est-il laissé embarquer? C’est la question qu’explore la nouvelle collection de France 2, adaptée de la britannique Accused.

Comme sa grande sœur – d’ailleurs saluée par le public autant que par la critique -, cette série initialement intitulée Dérapage repose sur un concept et une mécanique très précis. Chaque épisode – pour l’heure, il y en a six, indépendants les uns des autres – propose un nouveau cas, mais s’ouvre de manière identique: un prévenu attend d’être conduit à son procès. Alors qu’il se dirige, menotté, vers le banc des accusés, le téléspectateur découvre son histoire par flash-back. Sa tranquille petite vie d’avant, l’événement qui a bouleversé son équilibre, l’engrenage dans lequel il s’est laissé glisser jusqu’à commettre ce dont on l’accuse et qu’on ne comprend qu’à la toute fin. Certains sont coupables, d’autres innocents, mais qu’importe. C’est l’instant de bascule qui nous intéresse, et ses conséquences – le jugement, sur lequel s’achève le récit.

L’idée est alléchante et plutôt bien traitée, portée par un casting aussi séduisant que convaincant. Principalement imaginées par Laurent Vivier (Engrenages, La Crim, PJ), ici scénariste et directeur de collection, les situations se montrent crédibles, diversifiées, ancrées dans une atmosphère chic et glacée qui colle bien à la thématique judiciaire. Ce soir, nous assistons au procès d’Hélène (Clémentine Célarié) et de Laurent (Lorànt Deutsch), tous deux confrontés à un drame qui leur fera perdre les pédales. L’humanité trouble de ces individus en perdition émeut, mais le systématisme de la série – dans l’écriture comme dans la mise en scène – finit malheureusement par lasser.

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