Abba, Dancing Queen

Retour sur la carrière d'Abba et sur la genèse de leur plus grand tube.

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Ils se sont quittés en 1982. Parce qu’ils avaient d’autres envies. Et ils ne se sont plus jamais reformés. Mais depuis cette date, le souvenir d’Abba est resté intact. Les chansons de la célèbre formation suédoise passent encore en boucle et de nouvelles compilations de tubes voient fréquemment le jour. Sans compter Mamma Mia!, la comédie musicale développée autour des titres du groupe et adaptée au cinéma, qui permet aussi d’entretenir le phénomène. C’est d’ailleurs dans cette optique que s’inscrit le documentaire proposé ce soir par Arte, à savoir rappeler ce qu’était Abba. De la victoire du groupe à l’Eurovision 1974 avec Waterloo, jusqu’à son explosion huit années plus tard.

L'histoire s’articule ici autour d’un fil conducteur: la genèse de Dancing Queen, le morceau qui a rencontré le plus de succès un peu partout dans le monde, et notamment en Australie où l’Abba-mania a fait de sérieux ravages. Une déception cependant (mais en même temps, on n’y croyait pas trop non plus), ce programme ne propose aucune interview d’Agnetha, de Björn, de Benny ou d’Anni-Frid ("Frida"). Il faudra se contenter de leurs musiciens, maquilleuses et attachés de presse dont les propos et les anecdotes sont parfois surprenants (une journaliste australienne a demandé à Agnetha de juger son propre postérieur!). Tout semble toutefois avoir déjà été dit à leur sujet, et cette émission n’apprendra strictement rien aux aficionados. Reste le plaisir d’entendre au détour des témoignages ces ritournelles qui traversent les générations sans prendre une seule ride. Aux dernières nouvelles, l’album d’Agnetha sobrement intitulé "A", paru en 2013, a relativement fonctionné, tandis que Björn et Benny ont cosigné l’hymne de l’Eurovision 2013 (avec le DJ Avicii), organisé à Malmö en Suède.

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