2011, l’année des séismes

L'année écoulée compte de nombreux drames, naturels ou non. Un petit coup d'œil dans le rétro s'impose.

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Deux pages. Et encore, avec une petite carte sur le verso. C’est la longueur de "l’analyse de risque" effectuée par la société japonaise TEPCO sur ses réacteurs du complexe de Dai-ichi, en 2001. Conclusion: pas de souci, les gars, la grande vague, on va lui montrer de quel proton on se chauffe. L’Agence pour la sécurité industrielle et nucléaire japonaise ne s'est pas inquiétée de la brièveté du rapport. Les ingénieurs se sont contentés de remiser leur expertise au placard. Et tout ça, ça donne Fukushima.

Revenant par le menu sur l’événement, le journaliste de RTL-TVI Adel Lassouli en profite pour asseoir sa rétrospective sur la symbolique du séisme. 2011 en fut truffée, de secousses telluriques, plus ou moins majeures. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c’est quand on imagine que des dictateurs bouffis d’orgueil et de dollars doivent céder le terrain face à la volonté populaire. En Tunisie, en Egypte, même si la suite ne semble pas des plus brillantes (on pense surtout au massacre des coptes en Egypte).

Le pire, c’est quand ailleurs, en Syrie, on déplore 5000 morts depuis le début des manifestations contre Bachar el-Assad et que personne ne fait véritablement pression. Que dire, aussi, du relatif silence médiatique face à la situation au Yémen ou au Bahreïn, depuis que l’on s’est détourné petit à petit de cette région à la vue du visage, tordu et ensanglanté, de Kadhafi?

Car l’année 2011 sera surtout celle de l’angélisme retrouvé des pays occidentaux. Il y a un an, tapis rouge et tente berbère de charme attendaient le colonel dans la moindre chancellerie. Mais désormais, l’Europe et les USA lavent plus blanc que blanc. Ne sont-ce pourtant pas des entreprises issues de ces pays qui ont vendu, jusqu’il y a peu, des systèmes de surveillance informatique destinés à réprimer ces mêmes activistes qui se sont soulevés?

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