Esperanzah! 2022: lancement réussi pour l’anniversaire du festival

Le festival Esperanzah! a débuté sa 20e édition de la meilleure manière ce jeudi. On était du côté de l’abbaye de Floreffe, on vous raconte.

Esperanzah 2022 festival Chinese Man Hilight Tribe
Hilight Tribe ©Olivier Rinchard

Annulé en 2020, réduit à une taille XS en 2021 du fait de la pandémie, Esperanzah! souffle cette année sa vingtième bougie. À cette occasion, les organisateurs ont voulu marquer le coup, en s’offrant une quatrième journée (au lieu de trois) entre les murs de l’abbaye de Floreffe. Mais loin du gigantisme style Ardentes ou Dour, l’idée était ici de retrouver une ambiance plus intime, un festival convivial, à taille humaine. D’où des jauges réduites de 12.000 à 10.000 personnes par jour.

C’est à la jeune chanteuse gantoise Meskerem Mees qu’est laissé le soin de lancer les festivités. Dans la douceur ensoleillée de cette fin d’après-midi (le ciel, un moment menaçant, n’a finalement pas voulu gâcher la fête), ses sonorités folk-pop distillées avec tendresse sont parfaites pour débuter tranquillement.

Malgré un Jardin encore fort clairsemé, on sent déjà dans le public une grosse envie de communier. Dans les allées en contrebas, tout l’écosystème engagé et citoyen d’Esperanzah! fourmille dans le Village des Possibles, où la kyrielle d’associations partenaires s’est installée. Cette année, la thématique mise en avant par le festival s’intitule "Occupons le terrain" et vise à mettre en évidence toutes les luttes locales, les résistances d’occupation citoyennes. "Une seule solution, la régularisation ", "du bruit pour la ZAD de la Charteuse, ZAD partout !", scandent les collectifs qui se succèdent à l’Open Mic du slammeur Req.

©Pauline Bastin

Hilight Tribe complètement possédé 

Après ce début de festival un brin ronronnant, les quatre hyperactifs Liégois de The Brums ont décidé de réveiller les troupes. Au menu : saxos, trompettes et trombones tonitruants, relayés par juste ce qu’il faut d’électronique. Un joyeux bordel qui met tout le monde d’accord. À l’ombre des peupliers, Balaphonik et sa troupe d’acrobates bariolés enchantent petits et grands au son d’un xylophone survitaminé.

C’est maintenant l’heure pour toute la tribu d’Espé de se réunir. À l’occasion de cette édition anniversaire, les organisateurs ont fait voter les festivaliers pour choisir une partie du line up. Parmi les plébiscités, Hilight Tribe. Aucun round d’observation : la Dame de Floreffe est instantanément subjuguée, et se met au rythme complètement possédé de leur Natural Trance.

©Florent Marot/IPM

Après Hilight Tribe, les mollets des festivaliers sont bien échauffés pour accueillir Chinese Man, l’autre tête d’affiche de la soirée. Le collectif d’Aix-en-Provence n’est pas venu seul, et est accompagné du duo marseillais BAJA FREQUENCIA ainsi que d’un crew de Djs en renfort. Un set d’abord un peu trop calibré, mais de plus en plus enthousiaste, alors que la nuit est tombée sur l’abbaye. Ça part dans tous les sens, mais on finit par en redemander. Dans la foule, battle géniale entre une maman et sa fille de 10 ans, casque anti-bruit sur les oreilles. "À Esperanzah! on est un peu comme à la maison", lâche Chinese Man. On est d’accord.

Chinese Man ©Florent Marot/IPM

Puis, c’est déjà le moment de redescendre (mais pas en température, juste la côte qui mène à la scène Futuro) pour une belle découverte, Phelimuncasi. Les danses zouloues matinées de House du trio sud-africain sont parfaites pour clôturer comme il se doit cette première journée de festival. Ou pour être sûr de lancer la fête qui continuera au camping le reste de la nuit…

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