Shaggy à Couleur Café: la nostalgie ne peut pas tout sauver

Shaggy alias Mr Boombastic était pour la première fois à Couleur Café ce samedi, mais laissera pas une trace indélébile dans l'histoire du festival.

Shaggy
© Couleur Café

La tête d’affiche incontestable de ce Couleur Café, c’est lui. Shaggy, l’icône du reggae et du dancehall, clôturait ce deuxième jour de festival sur une Red Stage pleine pour trois raisons: Bombastic, It Wasn’t Me et Angel. Mais, on le sait, une poignée de tubes ne suffit pas à remplir un concert de 1h15.

Pour ça, Shaggy a plusieurs solutions. Après avoir éliminé directement une cartouche en lançant ses " Mr. Lover lover " qui font hurler la foule, la légende jamaïcaine coupe ses chansons pour mieux les recommencer, enchaîne les tubes qui ne sont pas les siens – pendant dix secondes chacun, échange avec le public (un peu trop agressivement), s’adresse uniquement aux "belgian women" tel un oncle un peu lourd… "Il est chiant là", entend-on à côté de nous. L’impatience est partagée.

Son âge d’or est derrière lui

Le clou du malaise? Les extraits de son nouvel album de reprises de Frank Sinatra version reggae "produit par Sting", répète Shaggy qui a troqué son bob contre un fédora aux couleurs de la Jamaïque pour l’occasion. On est dubitatif.

Heureusement, tout n’était pas catastrophique. La magie opère encore sur Hey Sexy Lady qui nous ramène vingt ans en arrière. Shaggy sait comment faire bouger et rire son public en montrant le wine – "pas la boisson" mais la danse jamaïcaine – fait par les Blancs. Le point fort de ce concert très moyen? Les festivaliers. Ils sont restés chauds jusqu’au bout pour tout lâcher au moment tant attendu: l’impérissable It’s Wasn’t Me. On peut maintenant rentrer à la maison.

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