Comment se protéger des piqûres sauvages en festival ?

La saison des festivals bat son plein, et après plus de deux années d’absence, cela fait du bien. Cependant, un invité indésirable vient jouer les troubles fêtes : le phénomène des piqûres sauvages. On vous glisse quelques conseils pour se protéger.

Graspop
Le Graspop Festival battait son plein © Belga Image

Depuis plusieurs mois, bars, boîtes de nuit, festivals sont concernés par ces agressions. Le phénomène des piqûres sauvages se propage et inquiète. Nausées, vertiges, sueurs froides, perte de conscience,…Voilà quelques-uns des symptômes ressentis par les victimes de ces piqûres. Mais jusqu’à ce jour, aucune analyse de sang, aucun dépistage toxicologique, n’a permis de mettre en évidence une substance qui aurait pu être injectée.

D’ailleurs, un festival a été annulé il y a quelques semaines en raison d’un nombre important de prétendus cas de " needle spiking ". Au We R Young, c’est presque 24 jeunes qui se sont sentis mal et ont cru avoir été victime du phénomène. Le parquet avait fait analysé onze prélèvements sanguins et " l’ensemble des analyses se sont révélées négatives. Sur les onze personnes ayant subi un prélèvement sanguin, une seule montrait une trace pouvant faire penser à une piqûre, mais là aussi, l’échantillon s’est révélé négatif. " Avançait la porte-parole du parquet.

Loin de nous de vouloir sombrer dans une psychose collective ou de plomber l’ambiance, mais voici quatre conseils à adopter si vous êtes victimes d’une piqure sauvage.

Agir rapidement

Le temps est un facteur d’une importance capitale dans le cas d’une piqure sauvage. Si vous ressentez de maux de tête, de malaise, de vomissement, vous avez peut-être été piqué.e. Il n’y a pas de temps à perdre. Dirigez-vous vers un des centres médicaux de toute urgence. Déjà pour préserver votre organisme des substances injectées et aussi pour préserver la durée de vie des preuves.

Porter plainte

N’hésitez pas à vous rendre dans un commissariat pour porter plainte. Grâce à un examen médico-légal, un médecin pourra identifier les différentes preuves de votre agression comme les traces d’injection ou la forme du bleu qui entoure votre piqûre, par exemple.

De plus, il sera à même de réaliser un bilan toxicologique en analysant votre sang et urine. Ce qui permet de détecter quelles drogues ont été injectées et comment vous soigner.

Se rendre aux urgences

Même si les substances injectées via ces piqûres restent encore la plupart du temps inconnues, le risque de transmission du VIH, de l’hépatite B ou C existe. Pourquoi? À cause de l’aiguille. En vous rendant aux urgences, les médecins pourront vous proposer un traitement préventif contre ces maladies et ainsi éviter toute contamination

Si vous vous rendez compte, même 48 heures après votre agression, que vous avez été piqué, il n’est pas trop tard. Consultez votre médecin ou rendez-vous à l’hôpital pour être pris en charge.

Vous êtes témoin ?

Si vous êtes témoin, vous pouvez agir rapidement en prévenant la direction de l’établissement et en composant le 112. Surtout, veillez à ne pas laisser seule la personne qui vient d’être agressée, rester avec elle jusqu’à l’arrivée d’autorités compétentes.

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