Les émotifs anonymes: à la scène comme au ciné

C’était déjà un joli film, mais Les émotifs anonymes est aussi une pièce de théâtre vivante et drôle.

emotifs anonymes
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L’histoire n’a pas changé. Forcément, Jean-Pierre Améris et Philippe Blasband, les auteurs en 2010 du long métrage avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde, sont aussi ceux de son adaptation pour la scène. On retrouve Angélique en géniale créatrice de chocolats qui tente de retrouver un emploi auprès d’une fabrique qui périclite. Son directeur, Jean René, aurait donc bien besoin de ses services, et même ne serait pas contre quelques échanges sentimentaux. Mais voilà, les deux célibataires sont d’une insurmontable timidité.

Améris avait réussi un film un peu féerique et totalement romantique où l’humour n’était jamais méchant et l’émotion jamais loin. Dynamitée par la mise en scène économe d’Arthur Jugnot (un décor modulable, quatre comédiens à tout faire), la version scénique des Émotifs anonymes apporte la même délicate fraîcheur (Tania Garbarski, Charlie Dupont), renforcée par l’abattage d’un Nicolas Buysse sur ressorts (en émotif, en employé, en psy) et d’une Aylin Yay à la polyvalence convaincante. Après la première cet été au festival d’Avignon, il nous avait demandé d’aller convaincre dans la rue de potentiels spectateurs. On s’est tous exécutés. C’est dire…

*** Jusqu’au 4/3 dans toute la Belgique. www.theatrelepublic.be

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