Kinky Birds, une pièce qui parle de nos émotions à tous

Quand Elsa Poisot nous projette dans un futur où nos émotions seront annihilées par de la chimie en pilules, on se dit qu’il est urgent de s’aimer un peu.

Kinky Birds, une pièce à Bruxelles_Alice Piemme

Harcèlement, stigmatisation, violence verbale. Dans un monde où l’agressivité passe pour un mode d’expression, que faire de nos émotions ? Notamment la peur. De s’engager dans une relation amoureuse ou d’intervenir lorsque quelqu’un se fait violenter dans le métro. Dans Kinky Birds, Elsa Poisot nous rappelle que nos émotions sont aussi chimiques, faites de réactions indépendantes de notre intellect. Et qu’il nous faut trouver un équilibre entre les deux. Voilà une pièce qui parle de nous, à Bruxelles, quelques mois après les attentats, déboussolés. Quand elle nous projette dans un futur où nos émotions seront annihilées par de la chimie en pilules, on se dit qu’il est urgent de s’aimer un peu. Pendant la première demi-heure, on l’est, déboussolé. Par un récit apparemment sans logique mais dont les pièces vont, comme celles d’un puzzle, se connecter peu à peu. Comme nous devrions le faire avec nos contemporains.

JUSQU’AU 29/10. Le Public, Bruxelles. www.theatrelepublic.be

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