Liège, capitale du jazz

La note bleue s'invite dans la Cité ardente durant quatre jours. Des concerts partout et pour tous...

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Un festival qui n’écrit pas de nouvelle histoire est un festival qui se meurt. Forte de ses vingt-cinq années d’expérience, l’équipe désormais formée par la Maison du jazz, les Ardentes et Mithra (oui, c’est un sponsor) se remet une nouvelle fois en question avec cette édition de Jazz à Liège qui se déroule du 10 au 14 mai. Premier gros changement: le festival bouscule les murs et décide de s’étaler pour la première fois dans toute la Cité Ardentes. Ça permet de profiter de plusieurs jauges et, côté public, de découvrir des lieux pas spécialement synonyme de jazz ou de musique live comme la Salle académique de l’ULG, La Cité Miroir ou encore La Brasserie Sauvenière.

Au niveau de l’affiche, les organisateurs élargissent la palette des sons et des genres. Entre l’électro teintée de musique africaine de Saint Germain (13/5 au Forum), le pianiste Brad Mehldau (en formule trio le 14/5 au Forum) et la soul vintage du label Daptone qui envoie Lee Fields & The Expressions et Naomi Shelton & The Gospel Queens au Reflektor (13/5), le jazz est mis à toutes les sauces et merde aux puristes! Parmi les légendes invitées, on se réjouit de revoir les Belges d’Aka Moon (11/5au Reflektor) qui rendent cette fois hommage au compositeur classique italien Domenico Scarlatti. Après avoir proposé avec « Coming Forth By Day » une relecture éclairée du répertoire de Billie Holiday en 2015, l’imprévisible Cassandra Wilson présentera Black Sun, projet inspiré par le blues du Mississipi, avec le collectif Harriet Tubman. Ça se passe le 10/5 au Forum.

Pour les découvertes, Moustique vous conseille vivement Gogo Penguin (14/5 au Reflektor), représentant de la nouvelle vague future jazz aux côtés de Kamasi Washington et de BadBadNotGood. La formation anglaise vient de sortir « Man Made Object » sur le label Blue Note. Attention, les concerts de Gogo Penguin sont particulièrement prisés. Il n’a fallu que quinze minutes pour que les dates à l’Ancienne Belgique et au Ghent Jazz Festival affichent sold-out. Joli nez en trompette et saxophone sur le bout des lèvres, Mette Henriette nous vient de Norvège et a publié pour ses débuts un double album homonyme de toute beauté en 2015. C’est la figure montante du jazz. À découvrir d’urgence le 10/5 à la salle académique de l’ULG.

> MITHRA JAZZ FESTIVAL, du 10 au 14/5 à Liège, www.jazzaliege.be 

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