Le Théâtre de la Toison d’Or met en lumière le crowdlending

50.000 euros en prêt levés auprès du public en moins d’une minute. C’est l’exploit réalisé par le théâtre bruxellois pour ouvrir une deuxième salle. 

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On connaissait le crowdfunding qui permet de financer des projets en échange de contreparties (album, merchandising, places pour un spectacle,…), on découvre le crowdlending, le prêt participatif.

L’idée? Tout simplement “jouer à la banque” pour – non pas financer – mais prêter de l’argent à des organismes culturels, des artistes ou des sociétés pour réaliser leur développement. Le tout évidemment supervisé et organisé par une structure comme Look and Fin. Cette société organise tant du crowdfunding (vous donnez avec des contreparties) que du crowdlending (vous prêtez) et cela cartonne!

Des taux de 8,4% de moyenne

Alors, le crowdlending, une manière bien sympa d’aider des entreprises ou des théâtres? Peut-être mais surtout un moyen éfficace de faire fructifier son argent avec des rendements bien supérieurs, et de très loin, à ce qu’un compte d’épargne classique rapporte. Par exemple, les prêteurs au Théâtre de la Toison d’Or ont la certitude d’être remboursés avec un taux d’intérêt de 7%.  Comme l’explique le site de Look&Fin, l’avantage principal pour l’investisseur réside dans la possibilité d’investir son épargne dans l’économie réelle, tout en profitant d’un rendement de 6% à 12% l’an. 

Le TTO un cas unique?

Lever 50.000 euros de prêt auprès de particuliers en 40 secondes, un record? Peut-être mais certainement pas un cas unique pour Look&Fin car la formule plait. Que ce soit pour agrandir une équipe de commerciaux, lancer un nouveau produit, construire un nouveau bâtiment,… Les projets portés par la plateforme trouvent toujours leurs financements en quelques minutes voire quelques jours pour les plus gros montants pouvant dépasser les 200.000 euros.

C’est que la formule est particulièrement fiable. La plateforme calcule le risque du projet selon le profil de la société, les fonds propres, l’apport d’une banque ou pas (ce qui était le cas du TTO par exemple). Ce risque définit alors le taux d’intérêt auquel sera soumis l’emprunteur: plus le risque est élevé, plus le taux le sera. Logique. Du pain béni pour ceux qui aiment “miser” leur épargne dans l’économie réelle. 

Dans le cas du TTO, le risque était très limité puisque le théâtre pouvait compter sur un apport bancaire et un subside de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour atteindre le montant total des travaux: 160.000 euros.

Au Théâtre de la Toison d’Or, c’est 77 investisseurs-prêteurs qui auront la satisfaction en novembre prochain de pouvoir découvrir la nouvelle salle d’une centaine de places. Et de donner des idées aux autres lieux culturels de Bruxelles en manque de moyens?

Pour voir le reportage sur RTBF.BE

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