L’Impératrice en mode french funk au Ronquières Festival

La formation française présente le jubilatoire « Tako Tsubo » au Plan Incliné ce 15 août. Rencontre.

L'Impératrice

Le Ronquières Festival sans gestes barrières et avec le Covid Safe Ticket, c’est pour ce samedi 14 et dimanche 15 août. A côté des attendus Maneskin et du gros contingent belge (Charles, Roméo Elvis, L’Or Du Commun, Black Box Revelation, Aurel, Sharko, David Numwami,…), les groupes français seront particulièrement en vue à babord et tribord du Plan Incliné. Après vous avoir proposé les interviews de La Femme et d’Aaron, place à L’Impératrice qui a publié au printemps son deuxième album « Tako Tsubo » au printemps.

« Tako Tsubo est une expression japonaise qui pourrait se traduire par « Le syndrome des cœurs brisés », précise Flore, chanteuse et auteure des textes de la formation. «C’est une sorte d’infarctus émotionnel dû à une cassure par rapport à la norme. Plusieurs chansons évoquent ce thème, sans qu’il y soit nécessairement toujours question d’amour. »

Rupture de ton

« Ce concept fait aussi écho à notre approche musicale. Nous avons évité l’écueil de notre premier disque “Matahari” (2018) qui restait encore trop fidèle à la formule refrain/couplet. Sur “Tako Tsubo”, nous offrons plus de ruptures de ton et de surprises”, explique, pour sa part, Charles.

 Exemple avec l’enivrant Souffle au cœur, qui débute comme un soundtrack seventies et s’achève sur un gimmick hip-hop. Paradoxalement, la présence de longs intermèdes instrumentaux (à Moustique, on aime beaucoup le délirant Fou) permet de mieux mettre en valeur la voix tout en nuances de la chanteuse Flore. Celle-ci se montre aussi touchante en killeuse trash (Peur des filles) que pour évoquer ces “êtres adulés sur un malentendu” (Tombé pour la scène), nous prendre par la main pour nous guider sur le dancefloor (Voodoo), évacuer son spleen (Digital Sunset) ou se faire l’interprète d’une merveille de Michel Berger (Tant d’amour perdu).

Un vrai bonheur

Avec ce deuxième album, L’Impératrice s’impose en digne héritière d’une french touch plus organique qu’électro tout en se distinguant par son habileté à marier la joie et la mélancolie. Une vraie chanteuse, un vrai groupe qui joue de vrais instruments pour un vrai bonheur. Ce sera la fête à Ronquières.

Le 15/8, Ronquières Festival. www.ronquieresfestival.be

 

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