AaRON, la rencontre avant le Ronquières Festival

Le très élégant duo français se produit le dimanche 15 août au bord du Plan Incliné. Il présentera l’excellent « Anatomy Of Light », invitation à rêver sur le dancefloor.

aaron

Nicolas Alsteen
Souvenez-vous, le clip avait fait très forte impression. Notre Jean-Claude Van Damme se déhanchant dans le clip d’Ultrarêve d’AaRON. Fan du groupe, le maître en arts martiaux le plus surréaliste d’Hollywood avait accepter de danser en solitaire sur un parking désert ou en transe face à l’océan. Joli, non ? Ce n’était, du reste, pas la première fois que le cinéma s’invitait dans l’univers du duo parisien. « Pour notre album précédent, nous avions demandé à John Malkovich d’annoncer la sortie du disque via un clip”, explique le chanteur Simon Buret.
Il est vrai que le septième art tient toujours une place à part dans l’histoire d’un groupe révélé grâce au tube U-Turn (Lili), thème principal du film Je vais bien, ne t’en fais pas. « Depuis lors, nous avons toujours évité d’appliquer une recette à la musique d’AaRON, affirme Olivier Coursier, l’autre moitié du duo. Pour nous, chaque disque marque un nouveau départ.”

Attiré par la lumière

Chanté indifféremment en anglais et en français, l’album « Anatomy Of Light » offre une suite lumineuse au précédent « We Cut The Night ». « Quand j’écris, j’évoque rarement un sujet de façon littérale, explique Simon Buret. Ici, la lumière est une métaphore pour parler du désir. Le quatrième album d’AaROn est donc attiré par les lumières. Pourtant, l’obscurité traverse plusieurs morceaux (Minuit, Les rivières, Odyssée). « La lumière, c’est aussi une illumination. Il nous arrive à tous d’avoir des idées au beau milieu de la nuit, non. »

Ecouter son cœur

Si la variété a toujours été un terme un peu vague pour circonscrire les limites d’un genre fourre-tout, AaRON lui donne aujourd’hui du sens et de la consistance. Véritable mosaïque de styles, « Anatomy Of Light » se distingue en effet par sa diversité et la pluralité de ses approches. “Nous n’avons jamais établi de cadre de référence pour aborder notre travail, affirme le chanteur. D’un pays à l’autre, les disquaires rangent d’ailleurs nos productions dans différents rayons. Nos disques se retrouvent sous l’étiquette rock, jazz, pop ou électro. Cela nous convient. Parce qu’au quotidien, nous écoutons aussi bien du Travis Scott que du Chet Baker. Au final, la question du style musical est secondaire. Pour écrire une bonne chanson, l’essentiel reste d’écouter son cœur.” Le duo fera battre la chamade au nôtre ce dimanche 16 à Ronquières.

Le 15/8, Ronquières Festival. www.ronquieresfestival.be

 

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