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The Clash : Rock à la casbah

Redécouvert par la génération TikTok, le brûlot “Combat Rock” des Clash fête ses quarante ans avec une réédition enrichie de bonus.

The Clash - Combat Rock

Le dinosaure du rock seventies Fleetwood Mac a connu ça avec son hit Dreams datant de 1977. The Clash a droit au même phénomène. Présente à plusieurs reprises dans la bande-son de la série Netflix Stranger Things et utilisée comme un gimmick de ralliement sur TikTok, la chanson Should I Stay Or Shoud I Go? a conquis une nouvelle génération. Il s’agit désormais du morceau le plus écouté des Clash, avec près de 700 millions de stream rien que sur Spotify. Ce titre, dont le refrain incendiaire avait déjà été utilisé dans un pub pour Levi’s en 1991, figurait sur “Combat Rock”, cinquième album du groupe, remis aujourd’hui en lumière pour le quarantième anniversaire de sa commercialisation (14 mai 1982). À côté de Should I Stay Or Should I Go?, Rock The Casbah, Know Your Rights, ou encore le magnifique Straight To Hell qui sera samplé par l’artiste M.I.A. pour son hymne Paper Planes, cette réédition spéciale n’abrite pas moins de douze inédits.

Le plus gros succès de The Clash

Certes inégal, “Combat Rock” reste le plus gros succès de The Clash. Commencé à New York dans le studio Electric Ladyland fondé par Jim Hendrix et poursuivi dans un squat londonien, le disque alterne chansons punk, excursions reggae/dub, funk et même rap avec l’étrange Ghetto Defendent sur lequel le poète beat américain Allen Ginsberg s’essaye au spoken word. Introduit par la phrase “This is a public service annnoncement with guitars”, “Combat Rock” est un album énervé. Un disque engagé qui reflète davantage un point de vue sur la société américaine (Straight To Hell sur le syndrome de la guerre du Vietnam, Inoculated City sur le déclin des grandes métropoles) que sur l’Angleterre de Maggie Tatcher. C’est pour cette raison que les puristes du mouvement punk plébisciteront toujours le double album “London Calling” (1979) plutôt que ce disque synonyme à leurs yeux d’abdication commerciale devant les dollars d’Oncle Sam.

Iconique, comme toutes leurs pochettes, la cover de “Combat Rock” a été “shootée” sur une voie ferrée de Bangkok, souvenir d’une tournée en Asie du Sud-Est menée au début de l’année 1982. La suite sera moins radieuse. Le guitariste Mick Jones sera viré en 1983 pour “rupture de l’esprit initial”. Accro à l’héroïne, le batteur Topper Headon, compositeur du génial Rock The Casbah sera incapable de tenir ses baguettes et le médiocre “Cut The Crap” (1985) sera une telle débâcle qu’il provoquera la fin du groupe.

Combat Rock/The People’s Hall Special Edition

Sony Music