Bruce Springsteen nous régale avec son album de covers

Avant de partir en tournée avec le E Street Band, la rock star s’offre un album de reprises R&B. La grande classe.

Bruce Springsteen
© Prod.

J’avais envie d’un album où je me contenterais de chanter”, explique Bruce Springsteen. Pour la première fois depuis “We Shall Overcome: The Seeger Sessions” (2006), le Boss n’a rien écrit ni composé sur “Only The Strong Survive”.  Il se fait plaisir en replongeant dans les souvenirs de ses premiers émois musicaux pour exhumer quinze titres soul. Certains connus, d’autres plus obscurs. On l’a vu dès le clip de Do I Love You (Indeed I Do), morceau de Frank Wilson, l’affaire est très classe. Bruce est en costard, concentré, les yeux mi-clos. Derrière lui, un backing band black comprenant des choristes, des cordes, des cuivres, de l’orgue d’église. Que les titres évoquent la joie ou la peine, ça groove, ça claque, ça vibre, ça coule…

Le son vient en droite ligne de la Motown et de Stax. Il n’y a pas de message politique, pas de démonstration inutile. Seulement de l’émotion et finalement beaucoup de respect des œuvres originales. Car si le Boss est dans son jardin (il a interprété ce répertoire à ses débuts dans les clubs du New Jersey), il ne fait pas n’importe quoi. Ce n’est pas un disque de commande. Ce n’est pas Garou qui massacre Joe Dassin ou Bruel qui pense réinventer Barbara. Non, c’est le Boss qui régale. Outre les deux magnifiques reprises de Nightshift (The Commodores) et Don’t Play That Song (Ben E. King), on craque pour 7 Rooms Of Gloom des Four Tops et What Becomes Of The Brokenhearted de Jimmy Ruffin.

Le 26/6. TW Classic, Werchter (complet).

*** Only The Strong Survive. Columbia/Sony

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