Les artistes à voir absolument au festival Fifty Lab

Le festival Fifty Lab célèbre la scène émergente belge et internationale du 16 au 18 novembre à Bruxelles. Et on est là pour vous servir de guide.

Feux au Fifty Lab
Feux. © Fifty Lab

Catherine Graindorge

Côté belge, Moustique ne peut qu’insister sur la présence radieuse de Catherine Graindorge. La ­compositrice, comédienne et violoniste vient de sortir sur le label ­Glitterbeat le merveilleux EP “The Dictator” avec Iggy Pop en guest star. Elle reprend aussi sur scène de nombreux extraits d’”Eldorado” (2021), album réalisé par John Parish. Entre néoclassique, ambient et soundtrack imaginaire, une invitation qui ne se refuse pas.

Le 18/11. Beursschouwburg.

ML

Échappée de son groupe Sonnfjord, la Bruxelloise Maria-Lætitia Mattern avance désormais en solo et en français sous ses initiales ML. Un premier EP ­convaincant à son actif dans lequel elle offre sa définition d’une dream pop mûre et nuancée. L’album est attendu pour 2023. L’offrande idéale en ouverture du festival.

Le 16/11. Archiduc.

The Clockworks

Entre la programmation hip-hop, la soul pop/laptop et l’électro, on pourra aussi entendre des guitares rock au Fifty Lab. Notamment celles des Clockworks, nerveux combo irlandais relocalisé dans les bas-fonds de Londres où il a trouvé le terrain de jeu idéal pour son post-punk engagé. Des jeunes pousses qui vont à l’essentiel et font déjà le buzz. Il n’y a rien à jeter sur leur premier EP 4 titres paru en avril dernier.

Le 16/11. Ancienne Belgique.

Shaka Shams

Un répertoire éclectique, une voix enveloppante et profonde, un flow protéiforme… Qualifier Shaka Shams, c’est aussi compliqué qu’il est simple de se laisser emporter par ses morceaux. Il a 22 ans, il est né en Belgique et il importe directement ses influences de Grande-Bretagne, où il multiplie les allers-retours. Et on va pas se mentir, ça s’entend clairement, tant on pourrait croire qu’il fait partie de la scène grime made in UK. Pour vous lâcher d’autres indices sur ce petit prodige et vous donner encore plus envie d’aller le découvrir, son phrasé s’apparente à celui d’Earl Sweatshirt période " Doris ". C’est du velours sombre et du bonheur pour les oreilles.

Le 18/11. Brasserie surréaliste.

Jeshi

Difficile de résister à l’intensité de Jeshi. Ce Londonien, qui a sorti un premier album exceptionnel en mai dernier nommé Universal Credit, est du genre à donner des frissons. Il percute grâce à des textes profonds qui racontent les inégalités sociales et raciales, pose la problématique des réseaux et de la violence. Le jeune rappeur de 26 ans a choisi un autre chemin que celui de la drill et de la posture qui va avec, s’inscrivant plutôt dans la bulle de Kate Tempest et Loyle Carner, mais en un peu moins mélodique. Il disait dans une interview au magazine Numéro qu’il aimait les petits concerts, pour pouvoir capter les gens et les regarder dans les yeux. Ça tombe bien, c’est exactement ce qui vous attend.

Le 17/11. Brasserie surréaliste.

Feux

Ce nom, il n’est absolument pas Google-friendly pour les francophones que nous sommes. Mais ce n’est pas pour ça qu’il faut passer à côté de Feux ! Ce rappeur -qui n’hésite pas à chanter aussi- a décidé du jour au lendemain d’arrêter ses études pour se consacrer à la musique en indé total. Et franchement, il a bien fait. Le résultat, c’est un répertoire de morceaux qui se posent des questions pour refaire le monde, en s’éloignant des codes du hip-hop conventionnel. La preuve avec Life ?, qui est son titre le plus écouté à ce jour avec plus de 5 millions de streams sur Spotify.

Le 16/11. Beursschouwburg.

Lander & Adriaan

C’est probablement le show le plus fou du festival que vous réserve ce power duo, formé par Lander Gyselinck, batteur de STUFF qui vient de sortir un disque avec le brusseleir Zwangere Guy, et Adriaan Van De Velde, plus connu sous le nom de Pomrad, qui embellit également J. Bernardt, l’autre projet de Jinte Deprez de Balthazar, avec son synthé. Les deux artistes unissent leurs forces, en ajoutant une bonne dose d’électro et d’impro. Un cocktail étrange qui fait des étincelles !

Le 18/11. AB Box.

Bolis Pupul

On l’avait rencontré en début d’année avec sa partenaire musicale Charlotte Adigéry, à l’occasion de la sortie de leur première bombe d’album “Topical Dancer”. Au Fifty Lab, Bolis Pupul se la joue solo pour une prod électro toujours plus singulière, avec des sonorités asiatiques, signée sur le label Soulwax.

Le 16/11. Beursschouwburg.

Amaliah

Pour clôturer le festival, Fifty a fait appel à la DJ britannique Amaliah, toujours à l’affût de nouveaux sons pour enrichir ses sets éclectiques. Disco, funk, house, dance… Ça part et danse dans tous les sens, comme le prouve sa première Boiler Room, en ouverture de Fred again. Idéal pour finir la soirée… ou la commencer.

Le 18/11. Beeursschouwburg.

Fifty Lab, du 16 au 18 novembre, dans plusieurs lieux du centre de Bruxelles. Infos et tickets : fiftylab.eu

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