Olivia Ruiz : "Bouches Cousues est le spectacle où j’ai eu les retours les plus émouvants"

Après avoir squatté la liste des best-sellers, elle retrouve la scène avec un concert sur le déracinement. Tac au Tac avec Olivia Ruiz.

Olivia Ruiz présente Bouches Cousues
Olivia Ruiz © BelgaImage

Qu’est-ce qu’on voit quand on vient voir Olivia Ruiz sur scène aujourd’hui?
D’habitude quand on vient me voir, on sait qu’on va être dans une énergie rock and roll et que ça va bouger dans tous les sens. Là, avec Bouches cousues, on peut s’attendre à une sorte de sobriété volcanique. C’est toujours Olivia Ruiz mais avec un spectacle hommage aux héritages. Où il y a beaucoup de projections au service d’un propos autour des déracinés et des chansons en espagnol. C’est le spectacle où j’ai eu les retours les plus émouvants…

Que vous disent les gens?
La première fois que je l’ai joué à Narbonne, une vieille dame m’est tombée dans les bras et m’a parlé en polonais, alors que je ne comprends pas le polonais. C’était une réfugiée qui a fait de la France son pays, même si elle s’était rarement sentie reconnue.

Quand les gens viennent vous voir, ils ont donc rendez-vous avec leurs racines…
Oh, oui. Absolument.

Est-ce le concert littéraire d’une romancière ou le roman musical d’une chanteuse?
C’est une jolie question, mais ce n’est ni l’un ni l’autre. Dans Bouches cousues, je suis au même niveau que n’importe quel spectateur dans la salle, je suis héritière de quelque chose qui s’est imposé malgré le silence…

Vous avez publié deux romans à succès – La commode aux tiroirs de couleurs et Écoute la pluie tomber. Le milieu de l’édition, c’est un milieu très prétentieux, non?
Chez mon éditeur, Lattès, je me sens protégée et je ne vis que les bons côtés du milieu. J’ai l’impression que mon équipe est là pour m’éloigner de ce qui pourrait me heurter. C’est très agréable de se sentir autant chérie…

Ils vous chérissent parce que vous vendez beaucoup de livres!
Hé bien, vous savez quoi? J’ai remarqué que, chez Lattès, la moindre primo-romancière qui vend quarante fois moins de livres que moi a droit aux mêmes messages d’encouragement. Après, si un jour, je me prends un gros bide, on en reparle pour confirmer ou infirmer ça…

Quelle chanson de votre répertoire adorez-vous chanter en public?
J’aime bien les tubes – Elle panique, La femme chocolat, J’traîne les pieds – parce que les gens connaissent les paroles par cœur. C’est savoureux.

Quelle chanson de votre répertoire n’aimez-vous pas ou plus?
Il y a effectivement des chansons sur mon premier album (sorti en 2003 – NDLR) qui me semble trop pop à interpréter sur scène et qui font partie des choses que je n’ai plus envie d’explorer aujourd’hui. Je pense à une chanson qui s’appelle De l’air, par exemple…

TF1 va réactiver Star Academy où vous avez été demi-finaliste? Ça vous fait quoi? Rien, pas grand-chose ou quelque chose?
Pas grand-chose. Je n’ai pas la télé et franchement, si on ne me l’avait pas dit, je n’aurais même pas su qu’ils la refaisaient. La première chose qui me vient à l’esprit, c’est une peur assez maternelle pour les candidats parce que ce n’est pas facile à vivre. Quand je suis entrée dans cette émission, on ne nous accompagnait pas du tout après. C’était assez violent pour ceux qui n’étaient pas au premier plan et qui sont passés de tout à son contraire.

Si TF1 vous appelle, vous irez?
Je ne me suis pas posé la question, je vous avoue…

Le spectacle prévu le 30 septembre n’a pas eu lieu en raison de dégâts des eaux. Une date de report sera bientôt annoncée. W:Halll, Bruxelles. www.whalll.be

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