Louis Chedid, Julian Lennon… Les nouveaux albums à ne pas manquer

Au programme: Louis Chedid sublime ses propres chansons, Valerie June transforme celles des autres, quatre heures d'inédits de Miles Davis et le retour du fils de Lennon.

Louis Chedid et Yvan Cassar sortent un album
Louis Chedid et Yvan Cassar. © DR

Retrouvez également notre interview de Benjamin Biolay, à l’occasion de la sortie de son dixième album Saint-Clair.

Louis Chedid

Après Arno et Nicoletta, c’est Louis Chedid qui enrichit la collection “Parce que” initiée par le label indépendant belge Play It Again Sam. Le principe? Un artiste replonge dans son répertoire et réenregistre ses mélodies avec un pianiste. Pour “En noires et blanches”, Louis Chedid s’associe avec le virtuose Yvan Cassar, chef d’orchestre et arrangeur qui a parfois tendance à en faire trop (cf. les éprouvantes versions symphoniques de Johnny). Fort heureusement, il fait preuve ici de retenue pour sublimer les chansons artisanales, ­sentimentales et intemporelles de Chedid.

Je compose plutôt à la guitare et l’idée de les entendre arrangées au piano m’a séduit, s’enthousiasme Louis Chedid. Je suis un autodidacte complet et Yvan, outre sa façon de jouer et d’arranger, est un technicien hors pair. Nous ne pouvions que nous entendre.” Tiré par l’énorme Ainsi soit-il, l’album abrite quinze plages. Plus dépouillés mais toujours aussi bienveillants, Si seul sans vous, Tu peux compter sur moi, Ces mots sont pour toi et On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime figurent parmi les ­réussites majeures de ce projet dépassant le cadre du best of déguisé.

Le 17/11, Théâtre de Namur.

*** En noires et blanches de Louis Chedid & Yvan Cassar. Parce Que/[Pias]

Valerie June

Voilà un EP qui fait du bien. La chanteuse de Memphis à la coiffure impressionnante se réapproprie ici huit de ses chansons favorites. Sa voix qui tutoie les anges et son cocktail acous­tique soul/gospel/bluegrass se prêtent particulièrement au répertoire choisi. Ses interprétations nuancées d’Into My Arms (Nick Cave), de Fade Into To You (Mazzy Star), de Tonight I’ll Be Staying Here With You (Bob Dylan) et du plus étonnant Godspeed (Frank Ocean) font de “Covers” bien plus qu’un disque interlude.

*** Covers de Valerie June. Universal

Miles Davis

Ce septième volume de la collection The Bootleg Series lancée en 2011 se focalise sur les années 80 qui voient le trompettiste se relancer après de ­graves problèmes de ­drogue. Entouré de nouvelles pointures (l’actuel bassiste des Stones Darryl Jones, le ­guitariste John Scofield, le bassiste Marcus Miller), il électrise son son, plonge dans la fusion funk/jazz, et reprend Cyndi Lauper (Time After Time) ou Michael Jackson (Human Nature). Période résumée ici avec quatre ­heures d’inédits dont un live à Montréal en 1983.

*** The Bootleg Series Vol. 7: That’s what happened de Miles Davis. Sony Legacy

Julian Lennon

Freiné artistiquement par les inévitables comparaisons avec un père qu’il n’a que très peu connu, Julian Lennon revient aux ­affaires onze ans après son dernier disque. Intitulé “Jude” d’après la chanson Hey Jude que lui avait écrite affectueusement Paul McCartney alors qu’il n’était qu’un bambin, cette collection de chansons originales met en avant ses grandes qualités de producteur et de mélodiste. On pense à Save Me, Freedom, Every Little Moment ou encore Breathe. Il lui manque(ra) par contre toujours ce timbre qui peut faire la différence.

** Jude de Julian Lennon. BMG

Sur le même sujet
Plus d'actualité