Kiss au Sportpaleis d’Anvers: le concert d’adieu parfait

Kiss a fait ses adieux à ses fans belges au Sportpaleis d'Anvers ce lundi 6 juin. Et ce fut grandiose.

Kiss a fait ses adieux à ses fans belges ce lundi 6 juin.
© Greenhouse Talent/IGOR VIDYASHEV/ATLASICONS

"C’est notre treizième concert en Belgique. Mais c’est la première fois que nous jouons à Anvers. Et la dernière fois. Mais vous savez quoi ? On va tout donner ce soir car nous sommes Kiss."

Paul Stanley, chanteur de Kiss a le sens de la formule. Baptisée fort justement End Of The Road Tour, la tournée d’adieu du groupe new-yorkais faisait escale au Sportpaleis d’Anvers en ce lundi de Pentecôte. Et Kiss n’a pas menti à sa réputation. Devenu un slogan marketing, sa formule "You want the best, you got the best" a encore trouvé toute sa justification pour plusieurs générations de fans.

Gros show

Kiss sur scène, c’est du gros show.  Et on a eu droit à du gros show. Un feu d’artifice et un orage de confettis sur le final de Rock And Roll All Nite. Un solo d’Eric Singer avec sa batterie qui monte au plafond. Tommy Thayer qui tire des pétards avec sa guitare électrique. Gene Simmons qui crache des flammes et vomit du faux sang suspendu à un câble à trente mètres au-dessus de la scène. Et, c’est une bonne vieille habitude, Paul Stanley qui voyage dans les airs pour venir chanter Love Gun et I Was Mad Made For Loving You au milieu de la salle. Oui, c’est plus cool à regarder qu’un mec assis sur une chaise avec sa guitare sèche.

Respect pour les fans

Mais il y a eu aussi beaucoup de bonne musique. A deux jours d’un rendez-vous avec les supporters des Diables Rouges dans un stade roi Baudouin complet où ont pris place plein de gamins aux yeux rêveurs, notre stratège Kevin De Bruyne se permet de dire que ce match contre la Hollande n’a aucune importance. Kiss, lui, ne manque pas de respect à ses fans et livre une prestation intense où il se passe toujours quelques chose. Pas moins de quatre chansons de la setlist sont ainsi tirées du tout premier album paru en 1974 : Cold Gin, Deuce, Black Diamond, 100.000 Years. Kiss en livre des versions d’une rare précision avec des solos puissants de Tommy Hayer. Pendant que Paul Stanley s’amuse dans sa nacelle volante, Gene Simmons et le même Tommy Thayer subliment le pont instrumental de Love Gun. Il y a eu aussi de très beaux moments avec l’inusable Detroit Rock City, bien sûr, qu’on peut, du reste, réentendre dans la nouvelle saison de Stranger ThingsLick It Up ou encore Psycho Circus, pourtant loin d’être un grand classique. Et Kiss a même réintégré dans le répertoire de cette ultime tournée la ballade acoustique Beth, dans laquelle le narrateur hésite en son amour pour une jeune fille (la Beth en question) et "le concert que lui et ses boys doivent donner".

Ados et vieux bikers

Mais un concert de Kiss, c’est aussi ce qui se passe dans la salle.  Et c’est impressionnant. Des enfants, des ados et leurs parents qui débarquent au Sportpaleis avec le make-up Kiss. Des vieux bikers qui prennent des selfies avec des sosies de Gene Simmons, beaucoup de femmes qui se ruent au stand merchandising pour acheter une casquette (40 boules), un bandana (25 boules) ou un T-Shirt (50 boules, oups ça fait mal). On peut même s’offrir des sticks de batterie dédicacés ou une lithographie numérotée qui ressemble à un parchemin de Merlin L’Enchanteur… On aime ou on déteste, mais Kiss est unique. Et Kiss va nous manquer. Les vétérans glam-rock ont eu le mérite de rendre une copie parfaite pour leur dernière représentation.

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