Liam Gallagher, Charles… Les nouveaux albums à ne pas manquer

Au programme cette semaine: la renaissance de Liam Gallagher, le concert mythique de Prince en 1985, le premier disque magistral de Charles et l'énergie de M.

Liam Gallagher
© Warner

Liam Gallagher 

Après la séparation d’Oasis en 2009, il était de bon ton de croire que Noel Gallagher, ­compositeur de la plupart des hits du groupe, allait mieux tirer son épingle du jeu en solo que son frangin. Aujourd’hui, Noel joue dans des salles de 2.000 personnes. Liam, lui, fait la cover du Mojo, remplit l’Etihad Stadium de Manchester City ce 1er  juin et sera tête d’affiche au Hear Hear!, le festival satellite du Pukkelpop. Mieux encore, “C’mon You Know”, son troisième album solo propose les ­chansons les plus fortes enregistrées par un Gallagher brother depuis longtemps.

Si on connaît la fixation de Liam pour les Beatles, c’est pourtant avec un clin d’œil assumé au You Can’t Always Get What You Want des Stones qu’il ouvre le disque (More Power). On reste dans le classic rock avec le très John Lennon Don’t Go Halfway et Too Good For Giving Up, sommet de l’album. Grand chanteur, Liam montre aussi qu’il s’est assagi. L’âge sans doute (il souffle ses cinquante bougies ce 21 septembre), mais aussi l’équilibre que lui apporte sa manageuse et compagne Debbie Gwyther. Résolument positif, comme en témoignent Better Days et Sweet Children, Liam a aussi le mérite de sortir de sa zone de confort. Avec Dave Grohl des Foo Fighters à la batterie, Everything’s Electric flirte ainsi avec le garage rock psychédélique. World’s In Need lorgne, pour sa part, vers la country. Quant à sa fructueuse collaboration avec Ezra Koenig, génial chanteur de Vampire Weekend, elle l’amène sur des terrains ­délicieusement pop (Moscow Rules).

Le 14/8. Hear Hear! Festival, Kiewit.

*** C’Mon You Know. Warner

Prince and the Revolution

Il n’y a rien que je souhaiterais changer, c’était parfait”, expliquait Prince à propos de ce show donné à Syracuse, État de New York, le 30 mars 1985. Ce soir-là, avec Wendy (guitare), Lisa (claviers), Dr Fink (claviers), Mack Brown (basse) et Bobby Z (batterie), il allait livrer une version de 19 minutes de Purple Rain, plage titulaire de son chef-d’œuvre paru quelques mois plus tôt. Diffusé en télé et puis en VHS (!), ce ­concert, qui comprend aussi 1999, Let’s Go Crazy ou encore When Doves Cry, a été remastérisé pour cette sortie CD et vinyle. Incontournable.

**** Live. Legacy/Sony

Charles

Après l’EP “Falling While Rising”, Charles mesure le chemin parcouru ces deux dernières années avec un magistral premier album. “Until We Meet Again” est le disque d’une artiste qui a gagné en confiance, refuse de se laisser bouffer par les gens toxiques, parle de féminité et de sujets forts (trahisons, violences conjugales) sans jamais tomber dans les lieux communs ni le militantisme. Mariant guitares trash et mélancolie pop, sa proposition est aussi singulière que générationnelle. Interview prochainement.

*** Until We Meet Again. Gare Maritime/Universal

M

“Balancer la haute énergie et sortir du cérébral”. Voilà comment Matthieu Chedid résume ce nouvel album, trois ans après “Lettre infinie”. Soit treize chansons pop, dansantes, traversées de superbes solos de guitare et boostées par la basse tout de suite reconnaissable de Gail Ann ­Dorsey (Bowie). Taillées pour la scène et ce qui reste de la bande FM (“Je passe à la radio” ­chante-t-il sur l’ensoleillé Mégalo), ces vignettes confrontent sans rivalité l’onirisme et la réalité. Interview dans nos prochaines éditions.

Le 14/10. Forest National, Bruxelles.

*** Rêvalité. 3e  Bureau/[PIAS]

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