Angèle à Forest National : des tubes, trop de formatage et un Damso impérial

Angèle donnait le premier concert belge de sa Nonante-Cinq Tour ce lundi 16 mai à Forest National. De beaux moments mais aussi une mécanique trop huilée.

Crédit Ennio Camerière
Angèle à Forest National ce lundi 16 mai.

Jupe noire à paillettes, veste jaune, bustier rouge. C’est parée des couleurs nationales qu’Angèle se présente ce lundi 16 à Forest National, pour la premier concert belge de sa Nonante-Cinq Tour. Et fort logiquement, c’est avec Plus de sens, qu’elle ouvre les débats. " J‘ai parfois des regrets quand tout est à l’arrêt. Et je ne vais pas vous mentir. La vie sans vous est triste à mourir, chante-t-elle sur cet ode à son public -et à la vie- écrit pendant la pandémie. La chanteuse, qui est arrivée dans un effet rollercoaster (clin d’œil à la pochette de " Nonante-Cinq "), est radieuse. Le son est bof et les fans sont chauds boulette.

Entourée de musiciens, de six danseuses et danseurs, la chanteuse belge porte avec toute sa détermination son album " Nonante-Cinq " qui a droit à la même exposition que le multiplatiné " Brol ". Onze extraits pour chacun de ses disques. Chaque chanson est construite comme un tableau. Ça commence, ça s’arrête, il y a un blanc et puis ça repart. Bref une mécanique bien huilée qui ne laisse plus aucune place à ces petits imprévus qui font la magie d’un vrai live. C’est parfait, trop parfait. Certes, l’émotion est présente. Grâce à l’hystérie dans la salle. Quand l’application Lampe de Poche s’enclenche sur neuf mille smartphones. Quand la chanteuse s’adresse au public. Lorsqu’elle reconnaît avoir eu un stress différent des autres stress en se levant le matin de cette première belge ou lorsqu’elle s’inquiète -gentiment- après avoir vu quelqu’un demander de l’aide.

Gaufres de Liège et de Bruxelles

Beau moment aussi quand elle va s’installer seule au piano (Taxi, magnifique ballade de trouble sentimental, sa reprise de Bruxelles de Dick Annegarn). On retrouve là une jeune femme authentique et plus un produit de variétés. A Fever, son duo -sur écran- avec Dua Lipa, on préférera Démons sur lequel Damso débarque. Et quand Damso débarque sur scène, c’est la folie. Le rappeur ne reste que quelques minutes sur scène, mais il met tout le monde d’accord. Les tubes de " Brol " arrivent en fin de set (La Loi de Murphy, Je Veux Tes Yeux, Balance Ton Quoi) avant le final Bruxelles Je T’aime où les gaufres de Bruxelles et celles de Liège dansent le twerk en fond de décor. L’union fait la force. Grosse ambiance on le répète, un beau moment à vivre au présent. Mais pas le genre de concert qu’on " emporte " à la maison pour s’en rappeler encore des nuits et des nuits.

Le 16/7 à Dour Festival. Le 10/12 au Sportpaleis. Du 19 au 22/12 à Forest National.

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