Ce que l’on sait du nouvel album de Kendrick Lamar

Le rappeur de Compton récupère son trône avec “Mr. Morale & The Big Steppers” qui sort ce 13 mai.

Kendrick Lamar
© BelgaImage

Premier artiste à avoir reçu le prix Pulitzer pour son album “Damn” en 2017, Kendrick Lamar est aussi passé maître dans l’art de la concision en manière de communication. Sur le site oklama.com, unique canal de diffusion du rappeur, on ne trouvait ces derniers jours que trois liens. Le premier renvoie à un communiqué succinct de deux lignes annonçant la sortie de son nouvel album “Mr. Morale & The Big Steppers” ce vendredi 13 mai sur son label TPE (Top Dawg Entertainment). Le second conduit à une photo où on voit sa main tenir deux CD intitulés “Master Copy”, laissant supposer une grosse matière accumulée depuis son “Damn” et le soundtrack du film Black Panther en 2018.

Le troisième rappelle le hiatus que s’est offert la star ces dernières années sans pour autant donner trop de détails. “Je suis resté des mois sans téléphone. J’ai passé la plupart de mes journées avec des pensées fugaces en écrivant. Et en écoutant de la musique. L’amour, la perte et le chagrin ont perturbé ma zone de confort. Mais les lueurs de Dieu ont pu s’exprimer à travers ma musique, mes textes et ma famille.” Ces maigres teasers, ses apparitions fugaces à la mi-temps du Superbowl et au Coachella (oui, aux États-Unis, on en a plus parlé que du concert de Stromae) ainsi que le premier single The Heart Part 5 ont relancé la machine.

Même dans le pire des “worst case scenarios”, on estime que “Mr. Morale & The Big Steppers” devrait dépasser le demi-million de ventes lors de sa première semaine de commercialisation. Influencé autant par le rap old school de Tupac Shakur que par les effluves jazz de Miles Davis ou l’algèbre groove de Funkadelic, Kendrick Lamar est en marge de tout ce qui se fait en hip-hop aujourd’hui. Nourri de mysticisme, de black empowerment et de son observation nuancée des injustices sociales, son propos rehausse aussi le niveau d’un genre musical encore trop prisonnier de ses clichés.

Mr. Morale & The Big Steppers, Top Dawg Entertainment. Critique sur www.moustique.be le 13/5.

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