Roots & Roses: le festival de Lessines a retrouvé son âme ce week-end

Après deux éditions annulées, le Roots & Roses se déclinait sur deux jours en ce week-end de fête du muguet.

Godfathers au Roots & Roses. Copyright L.L. Moustique

Oui, les Saints de Glace sont arrivés à l’heure et il fallait s’emmitoufler. Oui, certains fidèles n’ont pas encore retrouvé le chemin de la bucolique entité hennuyère de Lessines et, il y avait une forte concurrence musicale entre les Nuits Botanique, les Aralunaires, le Balkan Traffic Festival ou le Horst. Mais l’essentiel est là. Après deux éditions annulées pour cause de pandémie et une version light en juillet 2021, le Roots & Roses Festival a retrouvé ses couleurs, ses repères et son week-end de prédilection du 1er mai.

Sur les deux scènes du site et pour la première fois en deux jours (samedi 30 et dimanche 1er mai, avec possibilité de camping), les amateurs de rock, de blues, d’americana, de folk et de garage ont pu assouvir leur soif de bonnes vibrations avec une affiche internationale de haut vol. Une prouesse pour toute cette vaillante équipe guidée par son charismatique -et pourtant d’une rare humilité- guide Frédéric Maréchal. Ce dernier a dû faire face à des annulations de dernière minute, des soucis d’infrastructure et des défections de certains prestataires de service. Mais dès les premières notes de guitare, jouées dès potron minet ce samedi par le Belge Bertrand Lani accompagné de ses Mudbugs, on a laissé tous ces tracas dans les coulisses pour se concentrer sur la musique.

A l’heure d’écrire ces lignes, il est encore trop tôt pour tirer un bilan global et circonstancié de cette édition. Nous nous sommes vite rendu compte qu’il y avait moins de monde que lors de l’édition 2019. Mais le Roots garde son âme. Accueil, stands Horeca privilégiant les produits locaux et les circuits courts, bénévoles plus souriant(e)s les un(e)s que les autres, stands de vinyles rares et pas (trop) chers, ambiance… Tout est top à Lessines.

La révélation Sons

La révélation Sons au Roots & Roses, copyright Roots & Roses

Musicalement, la journée de samedi a été volée par Sons, nouvelle sensation du garage rock noir-jaune-rouge. Soit une bande de potes étudiants victorieuse du concours Nieuwe Lichting sur Studio Brussel, signée par le label indépendant bruxellois Play It Again Sam, qui a décidément le flair pour ce genre de pépites, et qui vient de sortir son premier album " Sweet Boy ". Une section rythmique d’enfer, des jeunes corps déjà bien tatoués, de la sueur et une énergie qui ne leur empêche pas de jouer avec une rare maîtrise. Du garage rock version 2.2 comme on l’aime. Le rock du présent et du futur. La classe, la claque… A revoir très vite.

The Black Lips toujours là

The Black Lips. Copyright L.L. Moustique

Du côté des vétérans, la formation d’Atlanta The Black Lips (également attendue au Reflektor de Liège ce dimanche soir) a justifié son statut de tête d’affiche de cette première journée avec son garage rock aussi sulfureux que subversif. Belles vibrations aussi avec le pub rock des Godfathers, le blues psychédélique des Morlocks et le bluegrass bien remonté de Jesse Dayton.

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