Glass Museum, Bashung… Les sorties albums à ne pas manquer

Au programme: le jeu de miroir de Glass Museum, Alain Bashung version 1981 ainsi que la corde musicale de l'actrice et mannequin Suki Waterhouse.

Glass Museum
Glass Museum. © Mayli Sterkendries

Glass Museum

Formé de Martin Grégoire (batterie) et Antoine Flipo (piano), Glass Museum a été confronté aux déboires d’une sortie confidentielle de son album “Reykjavik” paru en mars 2020, en plein début de ­pandémie. Si le duo a réussi malgré tout à le défendre lors de concerts ­confinés, il s’est rapidement remis au travail. “Le processus de composition a été plus fragmenté. Nous avons travaillé chacun de notre côté, on se retrouvait pour des courtes périodes de résidence, loin de la ville, dans des lieux isolés, pour mettre en commun nos idées.” Si “Reykjavik” était inspiré par le monde extérieur, la notion d’évasion et les souvenirs de leur première tournée internationale, “Reflet” joue davantage la carte de l’introspection. “Les huit compositions tournent autour du jeu de miroir entre l’imaginaire et la réalité. La nature est aussi très présente dans notre univers.

Instrumental, toujours cinématographique même si le binôme ne se dit pas influencé par cet art en particulier, et mélancolique sans jamais être pesant, “Reflet” va encore plus loin dans la synthèse entre les instruments orga­niques (piano et batterie) et les éléments électroniques. “L’électro a toujours été présente dans notre projet mais elle est mieux intégrée.” De fait, même une oreille attentive aura du mal à faire la distinction sur des morceaux comme Reflet, Opal Sequences ou le très mélodique Caillebotis qui ouvre cet album aux vertus précieuses qu’on rangera entre ceux de Nils Frahm, de Jon ­Hopkins et de Floating Points. Présent depuis leur premier EP “Deux” (2018), le groove qui bat comme un cœur sera encore intensifié par l’ajout d’un bassiste sur la nouvelle tournée et les compositions. “Nous y pensions depuis “Reykjavik”. Ça va changer la couleur de Glass Museum, il y aura un côté plus énergique dans les sonorités et les rythmiques.

Le 4/5, Tournai Jazz Festival, Tournai.
Le 4/6, Ancienne Belgique, Bruxelles.
Le 21/7, Francofolies de Spa.

*** Reflet. Sdban/News

Alain Bashung

1981, Bashung n’est pas encore une icône mais il sort l’abum “Pizza”, qui reste l’un de nos préférés, notamment pour les mots de Bergman et sa naïveté frenchy rock. Sur ce live au son très moyen capté à Troyes et à Melun (la tournée était passée chez nous par l’auditoire Paul-Émile Janson de l’ULB), il en extrait les excellents Rebel, L’araignée et J’sors avec ma frangine, mais pas Vertige de l’amour. Les rythmiques reggae, le saxophone étouffant et les claviers new wave étaient cool à l’époque, ils font vintage aujourd’hui, tout comme la ­version variété de Gaby Oh Gaby.

*** Live 81. Barclay/Universal

Suki Waterhouse

Mannequin, actrice (Divergente 2, Un jour de pluie à New York), girlfriend de Robert Pattinson et désormais chanteuse, l’Anglaise Suki Waterhouse a un timbre de voix profondément attractif, quelque part entre la ­nonchalance glamour de Lana Del Rey et l’onirisme vaporeux de Hope Sandoval (Mazzy Star). Alternant chansons pop (Melrose Meltdown, Moves) et rock plus indie (Devil I Know, Bullshit On The Internet), l’album béné­ficie d’une production cinq étoiles de Brad Cook (Bon Iver, War On Drugs) qui apporte caution et expérience au projet. Pas de préjugé, foncez.

** I Can’T Let Go. Sub Pop

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