Tac au tac avec Lubiana: "Je suis drôle malgré moi"

À l’affiche du nouveau festival d’humour Namur Is A Joke, la chanteuse Lubiana nous explique sa philosophie du rire.

Lubiana
© Melie Hirtz

Vous chantez bientôt au festival Namur Is A Joke qui programme principalement des humoristes – Guihome, Kody, Guillermo Guiz, Dena, Karen de Paduwa… Vous les connaissez, ces artistes?
J’avoue que je ne les connais pas tous, mais c’est ça qui est chouette – je vais les découvrir. Je vois plus de concerts que de spectacles d’humoristes…

Qui vous fait rire?
Alex Vizorek et Paul Mirabel que je trouve excellent. François Damiens dans François l’embrouille reste un de mes classiques. Dès que j’ai un coup de blues ou que je suis loin de la Belgique, je me refais ses sketchs…

Qui vous fait rire dans votre entourage?
Mon petit frère Viggo quand il danse. Il a 9 ans, il fait cette danse où tous ses membres sont désarticulés et il part dans un truc qui me fait beaucoup rire et beaucoup de bien.

Faites-vous rire?
Moi, je suis assez drôle, oui…  Je ne sais pas si c’est humble de dire ça (rire). Enfin, je suis drôle malgré moi, je suis toujours un peu à côté de la plaque… Mais même sur scène, j’aime bien décompresser et faire des blagues parce qu’il y a toujours des petits moments cocasses… Et puis, de toute façon, dès qu’on sourit, le visage s’illumine… Donc oui, je suis drôle, mais je ne pourrais jamais être humoriste.

Mais savez-vous au moins raconter des blagues?
Non, je ne suis pas ouf pour raconter des blagues. Comme je vous le disais, je suis drôle malgré moi – donc je suis drôle quand je ne le fais pas exprès…  Si je vous fais une blague de Toto, ça ne va sûrement pas être très drôle…

Mais vous êtes quand même plus rigolote que sombre…
Je suis optimiste de base, plutôt joyeuse, mais quand on fait un métier artistique, qu’on veut être sur scène, c’est qu’il y a quelque chose… Je suis quelqu’un de très heureux, mais je sais que je ne fais pas ce métier par hasard.

Au cas où, ça vous intéresserait d’expérimenter une séance de yoga du rire?
C’est quoi?

C’est une forme de thérapie de groupe où tout le monde rit pour tout et n’importe quoi afin de lâcher prise et dégager les bonnes hormones. Visuellement, on a l’impression de voir…
Des fous… (Rire.) En plus, je suis sûre que ça marche, mais pour l’instant, je préfère regarder des sketchs plutôt que faire le yoga du rire.

Le film comique ou la comédie qui vous a le plus marquée?
Dikkenek! Plus je voyage à l’étranger et plus je prends conscience de l’humour génial des Belges… À chaque fois que je regarde Dikkenek, je découvre des choses que je n’avais pas vues la fois d’avant. Mais quand j’étais enfant, j’adorais Les visiteurs et l’Astérix culte avec Monica Bellucci et Jamel Debbouze – Mission Cléopâtre.

Vous êtes plus de Funès ou OSS?
De Funès.

Le milieu de la musique, c’est un milieu marrant ou prise de tête?
Je pense que c’est un peu des deux… Le milieu de la musique c’est quand même un endroit qui réclame beaucoup de concentration – quand on fait des concerts, quand on fait des émissions de télé… – mais après l’effort, on a besoin de se détendre et de rire. Quand on a fini une session ou quand on est dans le tour bus, on a besoin de rigoler, donc c’est un peu les deux à deux extrêmes.

Le 24/3, festival Namur Is A Joke. www.namurisajoke.be
Le 8/5, Tournai Jazz Festival. www.tournaijazz.be

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