Sabaton, plus que du metal

Avec son dixième album, Sabaton, groupe suédois, étend son empire multimédia. Il clôturera le Graspop Metal Meeting.

Sabaton groupe de metal
Sabaton au Musée de l’Armée, à Bruxelles en 2021. © BelgaImage

Des albums conceptuels, des shows spectaculaires, deux milliards de streams sur les plateformes d’écoute, 1,5 milliard de vues sur YouTube, des jeux vidéo et des jeux de construction Lego… Entre le lyrisme épique d’Iron Maiden et la grandiloquence pyrotechnique de Rammstein, Sabaton a conquis une légion de fans à travers le monde. Prévu au Sportpaleis d’Anvers, le concert belge du groupe suédois a été déplacé au Graspop Metal Meeting où il jouera en clôture devant 60.000 spectateurs. Un signe de plus de son hégémonie dans le genre metal.

En Belgique et au Graspop, on se sent comme à la maison. Public, équipe technique, production, ce n’est que du bonheur”, s’enthousiasme Joakim Brodén, chanteur, compositeur et fondateur de Sabaton. Derrière son look cuir-moustache-muscles-tatouages, il n’y a pas plus bienveillant que ce groupe qui entretient une relation privilégiée avec sa communauté. Suite ­conceptuelle de “The Great War” (2019), “The War To End All Wars” se nourrit de récits historiques ayant pour thème la Première Guerre mondiale. Sabaton s’appuie sur ses fondamentaux (voix puissante, solos de guitare, virtuosité, textes fouillés) mais sort aussi de sa zone de confort. On pense à Christmas Truce, ballade où domine le piano (illustrée par un clip dont la force visuelle n’a rien à envier à Dunkerque, le film de Christopher Nolan) ou à Soldier Of Heaven avec ses sonorités ­électroniques. “Les structures de ce disque sont très tech­niques car tout est joué. Pour Soldier Of Heaven, on s’est dit “on va se reposer sur les machines”. C’est aussi une bonne occasion de rappeler qu’on a toujours aimé les ­synthés et la new wave des années 80.” Géré par les membres du groupe, l’empire multimédia de Sabaton ne cesse de s’enrichir de nouvelles licences. La preuve par le site officiel du groupe! “Cette diversité dans nos activités nous permet de rester créatifs, mais c’est la musique qui reste notre priorité. Certains groupes ont tendance à ne privilégier que leurs acquis et à le faire fructifier avec du merchandising. Nous ne voulons pas tomber dans ce piège. Quand nous avons enregistré notre premier album “Promo Victoria” en 2015, nous voulions prouver que nous étions capables de raconter une histoire et d’assurer sur la longueur. Aujourd’hui, le challenge n’est pas de sortir un album de plus mais bien un album qui soit meilleur et différent que tout ce que nous avons enregistré avant.

Le 19/6. Graspop Metal Meeting, Dessel.

*** The War To End All Wars. Nuclear Blast

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