King Hannah, Pink Floyd… Les sorties albums à ne pas manquer

Au programme: les nouvelles pulsations de Pink Floyd, la claque de King Hannah, l'invitation au voyage de Wyatt E ainsi que les premiers pas d'Achile.

chanteur de Pink Floyd
David Gilmour, chanteur et guitariste de Pink Floyd. © BelgaImage

Pink Floyd

En 1995, la version double CD de “P.U.L.S.E” avait créé l’événement, non seulement pour son contenu mais aussi pour son packaging. Stom Thorgerson, directeur artistique du projet, avait en effet eu l’idée de placer une diode clignotante de couleur rouge sur la tranche du boîtier. Une petite lumière qui a brillé de nombreux mois sur notre étagère avant de s’éteindre. Ce témoignage de ce qui sera la dernière tournée ­mondiale de Pink Floyd a droit aujourd’hui à une réédition Blu-Ray et DVD. La diode est toujours présente (et est alimentée par deux piles AA remplaçables), le son a été remastérisé, les images du concert donné à Earls Court à Londres en octobre 1994 (soit un mois après leur passage à ­Werchter) sont impressionnantes, un livret de 60 pages donne tous les détails historiques et il y a du matériel inédit. Bref, c’est un bel objet. “P.U.L.S.E” a le mérite de mettre en avant, outre les classiques du groupe, des titres extraits des deux derniers albums – à l’époque – de Pink Floyd: “The Division Bell” (1994) et “A Momentary Lapse Of Reason” (1987). L’occasion de (ré)entendre Learning To Fly, High Hopes et Sorrow. C’est aussi durant cette tournée, et pour la première fois depuis 1975, que le groupe a joué l’intégralité de son chef-d’œuvre “The Dark Side Of The Moon”, inclus bien sûr dans cette réédition.

*** P.U.L.S.E (A Blu-Ray ou 2 DVD). Warner

King Hannah

Fans de PJ Harvey, Mazzy Star ou Elysian Fields, ceci est pour vous. Avec son premier album, le duo de Liverpool composé de la chanteuse/guitariste Hanna Merrick et du ­guitariste Craig Whittle signe une œuvre aussi urgente qu’envoûtante. Voix tantôt nonchalante, tantôt agitée, guitares indie, country/folk de fin du monde, ambiances cinématographiques à la David Lynch sont autant d’ingrédients qui ne doivent pas faire oublier une identité qui s’affirme notamment dans le songwriting du binôme. Grosse claque.

**** I’m Not Sorry, I Was Just Being Me. City Slang

Wyatt E.

Le trio liégois réussit l’équilibre parfait sur ce nouvel album mixé par Billy ­Anderson (Sleep, Melvins). Refusant tout compromis et évoluant loin des formats, il propose néanmoins une musique capable de toucher bien au-delà de la niche “doom rock” dans laquelle les puristes l’en­ferment. Invitation au voyage et à l’introspection, “Al Beluti Darû” malaxe électricité, influences du Moyen-Orient, rythmiques planantes et structures propres au soundtrack (avec son climax et sa déclinaison d’un thème principal). Audacieux, abouti et enivrant.

Le 19/3 au Botanique à Bruxelles.

*** Al Beluti Darû. Stolen Body Records

Achile

Look classique à mille lieues des poses bling-bling, Achile chante “C’est ça la life” sur Insomnie, excellent morceau qui résume la note d’intention de ce premier album. Soit une collection de vignettes entre chanson française et rap où ce jeune surdoué de l’écriture originaire de Tours exorcise ses espoirs, son désenchantement et sa crainte de ne pas trouver sa place. On regrettera toutefois une production très lisse, qui montre davantage une volonté de ne pas déplaire plutôt qu’une envie de surprendre. Les textes sont, par contre, de qualité.

** Pas si simple. Sony

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