Los Bitchos, Johnny Hallyday… Les sorties albums à ne pas manquer

Un cocktail anti-morosité, une réédition d'une perle méconnue ou encore un beau disque belge... Voici ce qui est récemment sorti au rayon musique.

los bitchos
© Tom Mitchell

Los Bitchos

“Nous avons commencé ce groupe comme une ­blague, explique Serra Petale, guitariste de Los Bitchos. Nous étions copines, adorions la ­musique et avions toutes le sens de la fête. On a accepté, presque par défi, une proposition de concert à Londres. Et puis, il y en a eu une autre, encore une autre et nous nous sommes prises au jeu.”

Deux ans après ces prémices, Los Bitchos s’impose comme le groupe féminin le plus excitant du moment. L’Australienne Serra, l’Uruguayenne Agustina, la Suédoise Josefine et l’Anglaise Nic, toutes basées à Londres, offrent un cocktail explosif sur “Let The Festivities Begin!”, premier album produit par Alex Kapranos, leader en chef de Franz ­Ferdinand, qui a été réalisé dans les studios de Phil Manzanera (Roxy Music). Nourrie de premières parties excitantes (pour Mac DeMarco, Ty Segall) et d’une collection de disques éclatée, la musique des quatre filles ne vous veut que du bien. Elle fédère, fait danser et voyager. Exclusivement instrumental et totalement déjanté, “Let The Festivities Begin!” (titre en déclaration de foi) croise guitares surf, ­chicha péruvienne, cumbia colombienne, racines punk, girl power et philosophie Do it yourself. “En studio, Alex Kapranos nous a dit: “À vos concerts, tout le monde danse. Pour graver vos chansons sur un ­disque, pensez à ça. Mettez du groove et du rythme”. Nous venons toutes les quatre d’horizons géographiques et musicaux différents. C’est notre force et aussi notre différence. On ne peut être assimilées à aucun genre. Si je devais définir Los Bitchos en quatre mots, ce serait “feel good party music”.” Comme disait Cindy Lauper, Girls Just Want To Have Fun

Le 3/5. Nuits Botanique, Bruxelles.

*** Let The Festivities Begin! City Slang

Johnny Hallyday

Un fond noir, un Johnny moustachu, un regard du genre “je suis en colère”. Il n’y a pas que pour sa pochette que “Vie” (1970) est un ovni dans la discographie du Taulier. Il marque la rencontre avec le parolier et romancier Philippe Labro. Un Johnny engagé chante la paix (Essayez), la planète pré-Greta Thunberg (Pollution, Poème sur la 7 ), l’utopie hippie (Jésus-Christ), la société qui part en sucette (Le monde entier va sauter) sur fond de country americana et de hard rock boosté aux cuivres. Remixes, inédits et live complètent cette réédition Deluxe d’une perle méconnue. Une tuerie.

Johnny Hallyday Vie

© DR

*** Johnny 70: Vie (Édition Deluxe). Mercury Records

Leo Nocta

Le Belge Leo Nocta joue du piano depuis l’âge de quatre ans. On l’a entendu sur les albums de Loïc Nottet et Mustii, mais il excelle aussi en solitaire. Après “In Motion” en 2020, il rassemble douze ­compositions instrumentales enregistrées dans le cadre bucolique de Durbuy. Évoquant le voyage (Porto, Italie), le rêve (Atlantide), les éléments (Avalanches) et le spleen souvent associé à son ­instrument de prédilection, “Bleu minuit” touchera aussi bien les fans de Nils Frahm que ceux de Sofiane Pamart, dont l’album sera chroniqué la semaine ­prochaine. Une belle famille, un beau disque.

*** Bleu Nuit. G-Major Records

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