Best of 2021: nos meilleurs albums de l’année

Que fallait-il écouter en 2021? Moustique a sélectionné ses plus gros coups de cœur de l'année au rayon musique, dont deux signés par des artistes belges.

les meilleurs albums de l'année 2021
© Unsplash

Le top de Luc Lorfèvre

Black Country New Road, « For The First Time »

Sur son premier album, la très jeune et pléthorique formation anglaise repousse les frontières du post-rock en s’ouvrant au free jazz, au folk 2.1 et la musique klezmer. Le groupe, qui annonce son deuxième album pour février, a aussi signé une prestation énorme au Botanique l’automne dernier. Groupe de l’année.

Floating Points Pharoah Sanders & The London Symphony Orchestre, « Promises »

La rencontre entre un geek de l’électro, une icône jazz et un ensemble classique. Un disque intemporel qui sublime la notion du beau.

Liminanas/Laurent Garnier, « De Pelicula »

Quand le parrain de la french touch flirte avec le plus déjanté des duos rock frenchies, ça donne ‘De Pelicula », road trip psychédélique qui secoue les tripes. Que calor…

Dave Gahan & Soulsavers, « Imposter »

Associé à Soulsavers, la voix de Depeche Mode se met en mode « soul crépusculaire » pour chanter la mort, sa part d’ombre et la quête de rédemption au travers de reprises de Dylan, Cat Power, Elmore James, Neil Young ou PJ Harvey. Un disque dark de chez dark et beau de chez beau.

Park Hye Jin, « Before I Die »

La jeune dj/productrice californienne d’origine sud-coréenne brasse hip-hop minimaliste, électro downtempo et dream pop sur un premier album qui fait le buzz.

Lubiana, « Beloved »

Fruit d’un longue quête, « Beloved » nous plonge dans les racines métissées de Lubiana. Voix céleste, kora élégante, poésie aventureuse. La jeune femme est juste parfaite… Le disque belge de l’année.

Sons Of Komet, Black To The Future

Incarnant le renouveau de la scène jazz, le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings signe avec « Black To The Future » une œuvre moderne aussi conscientisée qu’ « Attica Blues » d’Archie Shepp.

Flying Lotus, « Yasuke Soundtrack »

Passionné par le Japon, le producteur californien Steven Ellison, alias Flying Lotus, est dans son élément avec cette B.O. de la mini-série animée Netflix retraçant les aventures du samouraï noir Yasuke.

Lana Del Rey, « Chemtrails Over The Country Club »

Recueil bluffant de ballades glamour, le premier des deux albums sortis par Lana Del Rey en 2021 joue la carte de l’authenticité en dépoussiérant l’americana. Entre Stevie Nicks et Joni Mitchell.

Idles, « Crawler »

Joe Talbot et son gang d’énervés malaxent leur punk nihiliste avec des effluves seventies et de la soul psychédélique.

Le top de Didier Zacharie

Jon Hopkins, « Music for Psychedelic Therapy »

Curiosité dans la discographie du producteur electro anglais, ce disque plein de zénitude néo-psychédélique est l’antidote parfait à l’atmosphère morose et anxiogène qui nous occupe un peu trop ces derniers temps.

Little Simz, « Sometimes I Might Be Introvert »

Du hip-hop intransigeant baignant dans la chaleur d’une soul Motown et de sonorités africaines, cette quatrième livraison (hors mixtapes) de la rappeuse britannique adoubée par Kendrick Lamar est aussi sa meilleure. Le très haut du panier hip-hop.

Nala Sinephro, « Space 1.8 »

Cette Belge installée à Londres a sorti sur le légendaire label Warp un premier album somptueux, entre jazz cosmique et electronica ambient. Une perle.

Floating Points / Pharoah Sanders, « Promises »

Dans le même genre, quand la légende du free jazz rencontre le producteur electro Sam Shepherd, cela donne un disque inclassable, sorte de BO d’un film imaginaire. Surprenant et envoûtant.

The Liminanas / Laurent Garnier, « De Pelicula »

Encore un film imaginaire ! De cette rencontre entre deux mondes – le rock garage et la techno – est né un disque/film d’un nouveau genre qui rend hommage au Gainsbourg de « L’homme à tête de chou » et de « Melody Nelson ».

Mansfield.TYA, « Monument ordinaire »

Figure de l’underground français, Julie Lanoë, alias Rebeka Warrior (Sexy Sushi, Kompromat) reprend le flambeau alternatif avec le cinquième album de son projet Mansfield.TYA : entre rock, electro et pop baroque. Cerise sur le gâteau, en duo avec Odezenne, la plus belle chanson française de l’année.

Kanye West, « Donda »

Tout Kanye qu’il soit, notre homme parvient encore à renouveler le hip-hop en y infusant de l’intime et de la religion. Comme si Nick Cave s’était mis au rap. Difficile à imaginer ? C’est pourtant bien de cela dont il s’agit.

Gojira, « Fortitude »

C’est donc à des Français que revient la tâche de reprendre le flambeau heavy metal. Et les frères Duplantier relèvent le défi haut la main. Après avoir inventé le death metal ecolo, les voilà qui sortent leur « Black Album ». Du rock lourd sous perfusion 90’s. Plaisir.

Orelsan, « Civilisation »

« Voici quelqu’un qui analyse la société comme un sociologue ». Si même le président Macron s’y met ! Qui peut encore arrêter Orelsan ?

Eskimo Callboy, « MMXX – Hypa Hypa Edition »

Mélanger hardcore, eurodance et pop bubbelgum façon boys bands à la Backstreet Boys ? Non seulement, c’est possible, mais ça existe. Eskimo Callboy l’a fait. C’est allemand, forcément. A passer d’urgence lors du réveillon !

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