Jour Meilleur: le nouveau clip complètement dingue d’Orelsan

Nouvelle vidéo, showcase privé exceptionnel auquel nous avons assisté ce mercredi et interview fleuve à paraître dans le prochain Moustique : Orelsan, qui fait l’unanimité avec son album "Civilisation", termine l’année sur les chapeaux de roue.

Orelsan propose le clip de Jour Meilleur, extrait de son album
Orelsan propose le clip de Jour Meilleur, extrait de son album « Civilisation »© Belga Image

Orelsan, artiste de l’année? Oui, on cautionne à 100%. Après avoir créé l’événement avec son documentaire Montre jamais ça à personne toujours visible sur Amazon Prime, son single L’Odeur de l’Essence où il décrit avec une rare justesse une société au bord du burn-out et son album « Civilisation« , Aurélien Cotentin poursuit sur sa belle lancée. Ce mercredi 15 décembre, il est venu à Bruxelles avec ses acolytes Skread et Ablaye pour livrer un showcase exclusif et accorder une interview fleuve à Moustique. Et ce jeudi, encore un cadeau de Noël avec le clip qui illustre Jour Meilleur, nouvel extrait tiré de « Civilisation », dont les ventes cartonnent. On vous résume tout ça.

Orelsan dans Jour Meilleur

Guitare acoustique en intro, voix rauque d’écorché vif, flow en mode confidence… Jour Meilleur est la ballade pour user la batterie de votre smartphone lors des prochains concerts d’Orelsan (Palais 12 le 25 mars, les Ardentes le 10 juillet, Ronquières Festival le 5 août). L’Odeur de l’Essence dévoilait un Orelsan observateur avec des punchlines implacables. Jour Meilleur montre un artiste plein d’émotion qui évoque les trahisons, les erreurs de parcours, le mal-être générationnel mais aussi l’espoir. « Le problème de la vie c’est qu’il y en a qu’une. On ne soignera jamais la dépression comme on soigne un rhume », chante-t-il alors que défilent des images et les carnets de notes de son adolescence…. Et de poursuivre sur le même ton alors que le Orlesan d’aujourd’hui se promène en guerrier Ninja dans les villes de grande solitude ou au bord de la mer. « Être heureux, c’est comme le reste, faut d’abord apprendre à l’être, je sais. » À méditer. Trop beau.

Orelsan à l’Hôtel de Ville de Bruxelles

Orelsan qui chante L’Odeur de l’Essence dans la salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Bruxelles, vous l’auriez cru? Et pourtant c’est bien à ce spectacle improbable que nous avons assisté ce mercredi 15 décembre à la Grand-Place. Organisé par Radio Contact, ce showcase privé a accueilli 150 privilégiés qui ont respecté du début à la fin le protocole sanitaire. Des fans de tous les âges assis, masqués, détenteurs d’un CST mais super heureux. Sur une estrade minuscule: Orelsan, Skread et Ablaye. Un truc de fou. « C’est la première fois que je chante en live les nouveaux morceaux. Je ne suis pas certain de connaître toutes les paroles, mais bon, ça nous fait super plaisir d’être à Bruxelles », prévient d’entrée de jeu un Aurélien à la simplicité touchante. Shonen en intro dans une version en apesanteur, La Quête, Jour Meilleur, Civilisation… Les morceaux de bravoure de « Civilisation » s’enchaînent dans une ambiance de feu (le public est resté assis mais a bien secoué le parquet de l’Hôtel de Ville). Outre un Basique qui dépote toujours autant, il  déterre sa chanson « belge » (La Pluie) en faisant un joli clin d’œil à son pote Stromae qui sortira son nouvel album « Multitude » le 4 mars.  Grand frisson. On savait Philippe Close le bourgmestre de la ville de Bruxelles grand fan de Mötörhead et de metal (et de rugby). On l’a vu aussi en famille se faire plaisir avec Orelsan. Top.

Orelsan dans Moustique

C’est pour ce mercredi 22 décembre. Dans cet entretien, exclusif pour la presse écrite belge, Orelsan revient bien sûr sur la genèse de l’album « Civilisation » et sur l’écriture de ses textes sociétaux L’Odeur de l’Essence et Manifeste. Il évoque aussi ses erreurs de parcours, son désir de paternité, son rapport à la politique française, les liens qui l’unissent à sa ville de Caen, à ses potes, à sa famille, à une Belgique qu’il adore et… qui l’adore. « Avec ce nouvel album et le documentaire Montre jamais ça à personne réalisé par mon frère Clément, mon public est encore plus large qu’avant », nous a-t-il confié. « C’est un truc de ouf. C’est ce qui me touche le plus. Mais je ne sais pas pourquoi, je devrais peut-être voir un psy. Tu te rends compte? Aujourd’hui, il  y a des enfants de onze ans qui aiment ma musique mais aussi des gens de plus de 75 balais. C’est fou, je suis arrivé à un point où on écoute mes morceaux en famille. Je n’avais jamais imaginé un truc pareil même si j’en rêvais. » Rendez-vous mercredi prochain.

Orelsan et notre journaliste Luc Lorfèvre.

Orelsan et notre journaliste Luc Lorfèvre. © D.R.

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