Le Grand Jojo: retour sur la carrière de cette icône populaire

Enlevons nos sombreros… Jules Jean Vanobbergen rejoint sa dernière demeure ce mercredi 8 au cimetière de Grand-Bigard. Il avait 85 ans. Retour sur la carrière d’une des dernières icônes de la belgitude.

le grand jojo
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En grande pompe

C’est à la basilique royale de ­Koekelberg, ce 8 décembre à 11 heures, qu’ont lieu les funérailles de Jules Jean Vanobbergen dit “le Grand Jojo”. La famille a communiqué une adresse mail qui permet au grand public de présenter ses ­condoléances: grandjojo@pvhb.be. L’inhumation aura lieu à Grand-Bigard. Une cérémonie qui, probablement, cédera à une certaine légèreté. Le faire-part de l’artiste annonçant “Tcheu dis, je suis parti… Mais que la fête continue!”.

Les batteries sont plates

Le Grand Jojo aura peu profité de son retrait de la vie publique. Ce n’est qu’en juin dernier, quelques jours avant ses 85 ans, que l’auteur-compositeur-interprète avait annoncé arrêter sa carrière parce que ses “batteries étaient plates”. “Je veux sortir par la grande porte. Je ne veux pas que les gens me voient sur scène avec le quart de l’énergie que j’avais avant.”

le grand jojo

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Tango artistique

D’abord dessinateur publicitaire, puis disquaire et musicien, celui qu’on appelait aussi “Monsieur Jean” réalise au début des années 70 que les juke-box des bistrots manquent de chansons d’ambiance. À partir de 1972, il interprète trois tangos surréalistes écrits coup sur coup par le trio d’auteurs Vannick/Verros/Armath: Le tango du Congo, Victor le footballiste et Sitting Bull. Succès relatif.

Le corbeau a soif

C’est vers 1974 que la carrière du Grand Jojo prend son envol. Sa notoriété sera entachée d’un détail navrant. C’est avec un de ses succès – On a soif – que le corbeau harcèlera par téléphone pendant des années le couple Villemin. Ce même corbeau qui, selon toute vraisemblance, assassinera le petit Grégory Villemin, 4 ans. “Le chef” était le surnom du père du petit garçon.

Gendarmerie

Le chanteur populaire confiait que l’un de ses regrets était d’avoir ­manqué l’opportunité de faire du cinéma. Il avait en effet envoyé sur les roses un producteur de cinéma qui l’appelait au téléphone. Ce qu’il croyait être un canular téléphonique était, en fait, une très sérieuse ­proposition de tourner avec Louis de Funès dans la série du Gendarme de Saint-Tropez.

La Légion étrangère?

Le corps d’élite de l’armée de terre française, cité dans On a soif peut faire accroire que le Grand Jojo fut légionnaire. Il n’en est rien. Jules Jean ­Vanobbergen a fait son service militaire dans la Force aérienne, à la base de Florennes, puis intégra, comme batteur, le premier orchestre de chambre de l’armée belge.

Un carton pour toujours

Son plus grand succès est, bien entendu, E viva Mexico, qui coïncide avec l’épopée des Diables Rouges au Mundial 1986. La réussite artistique de l’hymne au football belge et celle de notre équipe nationale qui joua une demi-finale propulsèrent le Grand Jojo sur la scène internationale. Ce tube sera commercialisé dans plus de 50 pays et repris aux génériques de plusieurs grands films comme Invictus de Clint Eastwood. Olé, olé, olé, olé…

le grand jojo e viva mexico

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