Cinq bonnes raisons d’aller au festival eat! BRUSSELS drink! BORDEAUX

Le festival culinaire de la capitale a ouvert ses portes hier soir. En plein cœur du Parc de Bruxelles on y déguste des plats signatures de chefs bruxellois, accompagnés de vins bordelais. Cette septième édition amène aussi quelques nouveautés notables. Prêts à déguster ?

Bordeaux blancs et fruits de mer © Eat! BRUSSELS

Découvrir des bonnes adresses bruxelloises

Comme chaque année, une dizaine de chefs bruxellois présentent leur cuisine en préparant sous vos yeux un plat signature, symbole de leur identité culinaire. Une occasion unique de découvrir plusieurs restaurants de la capitale réunis en un seul lieu. Nouveautés cette année : tous les plats sont au même prix (9€) et un lunch pass permet à ceux qui travaillent dans les environs de profiter d’une pause midi savoureuse.

Rencontrer des vignerons

Depuis cinq ans, le festival eat! BRUSSELS bénéficie d’un partenariat exclusif avec les vignerons bordelais (d’où le drink! BORDEAUX). Le pass dégustation permet au consommateur de rencontrer des viticulteurs et d’échanger simplement sur le vin. Une occasion aussi pour ces passionnés du vin de se faire connaître chez nous. « Être sélectionné par ce festival, c’est vraiment un cadeau, explique Sophie Martin (Château Julia). C’est aussi une reconnaissance du milieu professionnel. Et puis, c’est souvent les Belges qui viennent visiter nos vignobles, donc ici c’est un juste retour des choses, c’est à nous de faire la démarche et de venir ».

Sophie Martin © eat! BRUSSELSSophie Martin, Château Julia © eat! BRUSSELS drink! BORDEAUX

Répartis au sein de huit pavillons, les professionnels bordelais nous font découvrir les six familles de vins de Bordeaux dans une atmosphère conviviale. « On est là aussi pour promouvoir Bordeaux et pas que notre vin, il faut être chauvin pour venir ici (rires) ! J’essaie de raconter une anecdote à chaque verre de vin que je sers. Et pourquoi pas trouver un importateur ici ? J’exporte déjà 25% de ma production, j’aimerais bien rajouter la Belgique à mon arc », confie la vigneronne. 8000 bouteilles sont venues de Bordeaux jusqu’à Bruxelles pour l’occasion et les organisateurs ont bien l’intention de les vider « jusqu’à la dernière goutte ».

Pour enfin savoir avec quel vin accompagner vos plats

L’atout indéniable du festival est d’allier cuisine et vin. « Les Belges se permettent des associations originales qui étonnent les Bordelais. Cette alliance entre la gastronomie et le vin est la force de notre événement », explique Micha Kapetanovic, Events & Fair Director chez visit.brussels. On apprend par exemple que le vin blanc doux et fruité n’est pas seulement associable avec du foie gras ou un dessert, mais aussi avec des repas épicés ou exotiques (comme l’excellent tartare d’avocat, mangue et crabe du restaurant Crab Club).

Pour boire du vin… mais pas que

De la bière, du gin, du fromage, des pâtisseries. Pas besoin d’être un grand féru de vin pour profiter de l’événement. Grandes nouveautés de cette septième édition : le bar à fromages et le comptoir à desserts dans lesquels quatre fromagers et quatre pâtissiers se relayeront pour faire découvrir au public des assiettes emblématiques de leur établissement.

Pour démonter les clichés

Si Bordeaux est très connue pour ses vins rouges, la Région propose également une large gamme de vins blancs. Les vins blancs secs représentent par exemple plus de 10% de la production totale du vignoble de Bordeaux, représentés au festival par Ludovic Greffier du Château Moulin de Launay, unique producteur de vin blanc sec à Bordeaux. Les vins bordelais cassent aussi leur image de vins « pompeux et arrogants » en proposant des rapports qualité-prix intéressants, les prix variant de 6 à 19€ la bouteille.

Guillaume Bonnaud © eat! BRUSSELSDe Bordeaux à Bruxelles … © Guillaume Bonnaud

Rencontrer les vignerons, c’est aussi remarquer une féminisation de la profession. « Les femmes se sont imposées dans les vignobles, non pas en opposition aux hommes, mais dans une forme de complémentarité », explique l’une des organisatrices. C’est notamment les vigneronnes qui ont ouvert les portes des vignobles au public. Mais pour Sophie Martin, l’important est d’abord de « se faire reconnaître en tant que vigneron et non en tant femme dans le vin ». Fille d’agriculteurs, elle a repris l’exploitation de ses parents : « Tout le monde m’attendait au tournant, car je n’étais pas destinée à ça, et puis j’ai un frère et ce sont souvent les garçons qui reprennent l’exploitation agricole de la famille ». Elle produit aujourd’hui  4200 bouteilles par millésime sur ses six parcelles de Saint Laurent-Médoc.

eat! BRUSSELS, drink! BORDEAUX, du 6 au 9 septembre au Parc de Bruxelles – www.eat.brussels

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