Croisière clubbing The Ark : embarquement immédiat

2.000 clubbers, 50 dj's et 5 jours de beat sur l'un des plus grands paquebots au monde. Premier journal de bord.

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Après un départ raté – zéro ambiance, zéro emphase de l’organisation pour le levé de l’ancre à Barcelone – le festival 100% belge The Ark a enfin atteint sa vitesse de croisière. Et quelle croisière. 50 dj’s, 2.000 festivaliers, 700 membres d’équipage – épaulés par une armée de capteurs anti-noyade – et 4 scènes plantées sur les 279 mètres de long de l’imposant Vision of the Seas. Dingue.

Fouler le dancefloor de ce club à ciel ouvert noyé en pleine mer est déjà une expérience hallucinante. À apprécier, surtout, à la tombée de la nuit sous le rideau de lasers qui quadrillent le pont central et la main stage. Mention spéciale pour le set rétro, techno et acide comme il faut de Sister Bliss, le bras armé féminin des Britanniques de Faithless – qui a rejoint les clubbers sur le dancefloor de la scène The Horizon, juchée… au 11ème étage.

Big up aussi à la tech house intelligente du duo Booka Shade. En version dj set et percussions. Il aura d’ailleurs fallu plusieurs coups de semonce de l’organisation pour que les Teutons se décident à lâcher les potards. Old school à souhait.

Un bateau ivre peuplé de beautiful people – les célèbres plages de Pampelonne peuvent franchement remettre leurs tropéziennes et leurs Vilebrequin – où l’on a aperçu, pêle-mêle, des mecs descendre la moquette ultra kitch des escaliers en faisant la planche, un type bodybuildé à moitié rasé s’installer au piano à queue, un autre pester parce qu’il ne lui restait que 25 ecsta ou un autre faire son footing sur la piste d’athlétisme du pont 9.

Après une première escale (trop) matinale dans le joli port français de Sète, on met maintenant le cap sur la « most infamous party island » d’Ibiza pour une before qui s’annonce d’anthologie. Avec l’impression de voguer sur la Méditerranée depuis déjà des plombes…

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