Angèle, la madone la plus pop du moment

En attendant son premier album - le 5 octobre -, elle chante dans tous les festivals cet été. Rencontre avec celle dont tout le monde parle et dont on n’a pas fini de parler.

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Sur sa page Facebook, l’index “Événements” indique des concerts jusqu’en février 2019. Mais pour Angèle, le jour J, ce sera  le  vendredi 5 octobre prochain. C’est à cette date que sortira son premier album. Et un premier album, même pour une jeune femme issue de la génération iCloud, ça compte. Un premier album, ça n’arrive forcément qu’une seule fois et ça laisse des traces. Mieux que quiconque, elle est consciente qu’il y aura un avant et un après. “Ce disque, j’ai pris le temps de le faire, insiste-t-elle. Le public doit être conscient que ce qu’il connaît et voit de moi aujourd’hui n’est qu’un premier jet.”

À moins d’avoir hiberné ces douze derniers mois dans un bunker sibérien sans wi-fi, vous n’avez pas pu passer à côté du phénomène Angèle. Plutôt que de rappeler ce que vous savez tous sur elle (la fille de…, la sœur de…, le buzz de La loi de Murphy, l’hystérie des médias français), nous donnerons deux dates repères pour mesurer le chemin parcouru par Mademoiselle Van Laeken. Le vendredi 7 juillet 2017, elle jouait seule avec son petit clavier sous une tonnelle devant une trentaine de personnes au bar presse du festival Les Ardentes. Un an plus tard, jour pour jour, Angèle partagera avec son groupe l’affiche de Rock Werchter aux côtés de Pearl Jam, Jack White ou encore MGMT.  Et il ne s’agit ici que d’une seule étape dans le marathon des festivals qui l’attend.

Il y a un an, lorsqu’on vous a vue aux  Ardentes, à quoi rêviez-vous?

ANGÈLE – L’été dernier, je sentais que j’étais dans une période charnière. J’avais donné des concerts dans des bars à Bruxelles et plusieurs professionnels français se montraient intéressés par mon projet. J’avais déjà la maquette de ma chanson La loi de Murphy, j’avais envie d’en faire mon premier single, mais ce n’était pas encore abouti. Bref, j’étais dans l’“entre-deux” et aussi un peu dans le déni. Les choses commençaient à bouger et, au fond de moi, j’attendais du concret.

 

Et aujourd’hui, quel est votre état d’esprit?

C’est assez lunatique. Je suis toujours de très bonne humeur lorsque je suis sur scène. Dans mes brefs moments “off”, que  ce soit dans les loges ou dans les transports, je sens la fatigue, j’essaie de prendre du recul, d’analyser ce qui m’arrive depuis douze mois, je me pose des questions et j’angoisse.

L’automne dernier, vous avez assuré la première partie de la tournée de Damso. Un membre de son entourage nous a dit qu’après cette expérience, vous pourriez jouer dans n’importe quelles conditions.

Je confirme. Jouer devant un public qui ne vient pas pour toi, ça te ramène à l’essentiel. Alors en plus quand c’est Damso, c’est l’expérience optimale. J’en ai bavé sur les premiers concerts qui étaient particulièrement traumatisants. Pas à cause des gens qui me huaient, mais bien parce que je ne me sentais pas légitime, genre “c’est quoi cette snob avant Damso?”. Et bien sûr,  ça se voyait dans mon comportement. Il m’a fallu quelques dates pour comprendre que je devais simplement être honnête. Damso m’a beaucoup soutenue, il m’invitait aussi sur scène pendant son concert et je revenais encore au rappel. Je me disais: “Les gens ne sont pas contents que tu sois là, ne t’attends pas à des applaudissements, n’en fais pas des caisses, montre juste que tu fais ton travail”. Et ça a fini par passer. L’Olympia et Forest National restent de grands souvenirs.

J’ai rarement l’occasion de me dire que j’ai  une vie géniale, mais c’est le cas.

C’est votre première saison des festivals. Il y a des dates qui vous impressionnent plus que d’autres?

En France, je ne connais aucun festival où je joue et comme la première date (le 2 juin dernier au Green Love Festival, à Paris – NDLR) s’est bien déroulée, je suis plutôt confiante. Pour les festivals belges où je me produis cet été, c’est plus particulier.  Dour, Les Ardentes, Couleur Café, le Pukkelpop… Je connais les lieux pour y avoir été comme spectatrice à une époque où je ne songeais pas encore à être une chanteuse. En fait, il n’y a que Werchter où je n’ai jamais mis les pieds. Et  Werchter, c’est big.

DR.

Sur son site Internet, Rock Werchter  souligne que vous partagez plusieurs points communs avec “Lio, l’une des plus grandes chanteuses belges”. Vous êtes d’accord?

Ah bon? C’est drôle, je viens de lire une interview de Lio où elle dit aimer mon projet et y trouver des similitudes avec ce qu’elle faisait à ses débuts. Je peux comprendre même si notre démarche artis-tique n’est pas la même. Par contre, c’est vrai pour cette image d’une jeune fille qui met en avant son physique, ses influences pop et a des choses à dire dans des chansons capables de plaire aux femmes comme aux hommes, au monde adulte comme aux enfants. Mais bon, je n’ai que trois singles à mon actif. C’est encore un peu tôt pour me comparer à quelqu’un. Attendons mon album.

Votre album, parlons-en, il sort ce 5 octobre. Où en êtes-vous?

Il doit être terminé ces prochains jours. Dans mon entourage, on m’a bien fait comprendre qu’un album se clôture toujours dans le rush, mais ça me fait flipper. Je suis perfectionniste, il me reste encore des textes et des productions à peaufiner.

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Le 7/7, Rock Werchter. Le 8/7, Les Ardentes, Liège. Le 12/7, Dour Festival. Le 15/8, Pukkelpop, Kiewit. Les 26/11 et 27/11, Ancienne Belgique. Le 29/11, Caserne Fonck, Liège.

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