Esperanzah! 2017 : la déflagration BCUC

Alors eux, on les classe sans hésiter dans les « up » de cette édition. Et même dans les « big up » tellement ils ont mis le feu au Jardin. L’expression est habituellement un cliché, mais là pour le coup… non ! Ce samedi après-midi, BCUC a mis le feu, ou tout retourné sur son passage !

BCUC

Ils sont sept ces Sud-Africains de Soweto qui opèrent depuis une dizaine d’années sous ce nom. En clair, BCUC signifie Bantu Continua Uhuru Consciousness. Et il y a déjà beaucoup, dans cette appellation. Section rythmique (basse, deux grosses caisses et une paire de congas) énorme, implacable, sifflets et tambourin : on a très vite le sentiment d’être dans une furieuse fête tribale. Le maître de cérémonie harangue, relance, improvise, des textes/paroles/mots scandés jusqu’à ce qu’ils soient repris en chœur et à gorge déployée par le public. Quand c’est en anglais, en tout cas, parce que ces chants de guerre – mais pas pour la faire, plutôt se retrouver dans la même transe sauvage, un peu punk -, passent aussi en zulu et en sotho (précise la bio). Il sollicite les ancêtres (« Pas les miens, pas les vôtres, « les » ancêtres »), insiste pour qu’on appelle un ami, un ami qui a un problème, qui n’aurait pas réussi à l’école, qu’on n’a pas vu depuis longtemps et tant pis s’il va nous en vouloir… « Music for the people, by the people, with the people ! » Les messages se diffusent, ou plutôt le message, martelé jusqu’à la dernière note : « Don’t stop de music ! » Eh bien ça, y’a pas de risque !

 

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