Ardentes 2017 : Mac Miller, quand le cœur fait Dang !

Niveau hip-hop, cette troisième journée de festivités aux Ardentes promettait une nouvelle fois de belles claques avec Georgio, Caballero & JeanJass et Mac Miller. Ça n'a pas manqué.

macmiller

La preuve en fin d’après-midi avec le show des rappeurs bruxellois et carolo Caballero & JeanJass. Sur la scène de la Wallifornia Beach, le combo délirant de ces deux fortes gueules a réussi à réveiller la foule, un peu plus mollassonne ce samedi après deux jours de concerts dans les jambes. Nuage de poussière et hymnes bien trempées, les titres comme Repeat et On est Haut et son « Je suis bon, je suis belge comme Cha-Cha » placent une nouvelle fois les couleurs du rap noir-jaune-rouge à l’honneur après les prestations de feu de Roméo Elvis et Damso la veille. Pourtant la recette de Double J et Caba est particulière, complémentaire même, puisqu’elle mélange les phases sombres et les accroches second degré pour donner un résultat aussi indéfinissable qu’agréable. Un joli moment.

Georgio, l’alliage du rock et du rap

Même scène, une heure plus tard. Georgio, petit prince du rap français débarque avec ses trois musiciens et son backeur, Sanka, pour livrer sa formule magique : du hip-hop très, très inspiré par le rock. De la journée, sur la scène de la Wallifornia Beach, ce sera l’un des seuls à proposer une performance scéniquement aboutie et réfléchie. On sent la portée de ce jeune MC de 24 ans originaire de Seine-Saint-Denis qui n’aime pas se sentir catégorisé dans un genre, un style, un monde. Découvert en 2014 grâce au duo qu’il formait avec le groupe Fauve sur le titre Voyous, Georgio fait vivre aujourd’hui sur scène son deuxième album Héra qui lui permet de libérer un mal-être prégnant, comme il le scande en bord de Meuse : il faut se révolter.

Quand le coeur fait Dang !

Direction la Main Stage des Ardentes où le public patiente en masse pour découvrir en live le rappeur Mac Miller, programmé juste avant Placebo. La ferveur monte, le niveau aussi. Originaire de Pittsburgh, ce MC né en 1992 a explosé cette année notamment grâce à sa collaboration avec Anderson .Paak sur le génial Dang, mais aussi à cause d’un certain morceau, ressorti des tréfonds du web, à la faveur de Donald Trump, qu’il avait écrit avant qu’il ne soit élu Président des États-Unis. Vous comprenez, ça fait mauvais genre. Mais Malcolm James McCormick, ultra prolifique depuis ses 15 ans, n’est pas du genre à se préoccuper des détails. Sur scène, il prône la qualité plutôt que la quantité et livre les extraits de son dernier album, « The Divine Feminine », d’un flow délié, précis et mordant et ce particulièrement sur Cinderella. Plus de chant aussi, sur les extraits de ce disque, ce qui donne une aura particulière à ce live hors du temps.

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