Møme : un rêve de gosse

Un Français part en Australie et revient avec une valise chargée de tubes ensoleillés.

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Hit de l’été 2016, le morceau Aloha tient aux idées voyageuses de Jérémy Souillart, jeune producteur niçois, plus connu sous le nom de Møme. Six mois après ses débuts, le garçon quitte la Côte d’Azur et emménage du côté de Paris. Mais, déjà, il rêve de nouveaux horizons. Quand j’ai créé ce projet, toutes mes références étaient australiennes: Flume, Chet Faker, Flight Facilities ou Tora. Je voulais partir là-bas pour composer mon album. Fin 2015, Jérémy atterrit ainsi à Brisbane, s’achète une planche de surf, un van et aménage son studio d’enregistrement à l’arrière du véhicule. Puis, j’ai tracé le bitume en m’arrêtant au gré de mes coups de cœur: Melbourne, Byron Bay, Sydney, Noosa… En chemin, je me suis procuré plein d’instruments pour nourrir mes productions.
Les collaborations se multiplient également au fil des kilomètres. Sur sa route, Møme croise Gus Dingwall (Medicine), Dylan Wright (Hold On) ou Flume. “Je l’ai rencontré sur une plage avec une planche à la main. Nous avons papoté puis on s’est jetés à l’eau pour surfer. J’avais écrit Aloha juste avant de partir… Aloha a précipité mon retour en France. Moi, je vivais mon rêve et, d’un coup, le succès m’a rappelé à la réalité.”


Møme – Aloha feat. Merryn Jeann par thesoundyouneed

Aujourd’hui, l’album “Panorama” consacre la démarche d’un gars qui n’entend pas se reposer sur ses lauriers. Journal de bord d’un raid solitaire de huit mois, le disque esquisse des paysages variés (les incursions hip-hop sur l’excellent Routine) et des hits ensoleillés (Aloha, Hold On). Loin de moduler les compos des autres avec des outils électroniques, Møme crée sa musique de A à Z. Je me revendique musicien, pas DJ. À l’origine, je viens du conservatoire. Je suis pianiste. À côté de ça, je joue aussi de la gratte. À l’exception des voix, tout l’album est de moi. Sur la carte électro, Møme confesse ses accointances avec la scène australienne. N’empêche que, sur la mappemonde, il siège en France. La french touch, c’est mon ADN. J’ai grandi avec Daft Punk et j’étais au premier rang lors de l’avènement de Justice. Mon but, c’est de fusionner les esthétiques française et australienne en imaginant des ponts entre la french touch et la chillwave. Ça implique de concilier douceur et baston. Sur papier, c’est compliqué. Mais je me sens capable de relever ce défi. Une belle promesse pour l’avenir avec, à la clé, la perspective de futurs classiques.

 

Le 13/07 à Dour.

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