Konoba, l’illusionniste de la pop

Diplômé de l’université de Brighton, le Belge revient sur ses terres avant de conquérir le monde. Une étoile est née.

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Au premier tiers de “Smoke & Mirrors”, premier album de Konoba, on trouve la ballade pop éthérée On Our Knees, tube improbable de l’année 2016 (un million de vues sur YouTube). Une chanson à forte influence James Blake. “Le succès de ce titre m’a complètement bluffé et c’est au public que je le dois”, explique son auteur Raphaël Esterhazy, alias Konoba. “Quand j’ai posté le clip de cette chanson sur la Toile, je n’avais pas de label, pas de manager et pas d’éditeur. Un million de gens l’ont vu, c’est incroyable.”

Né à Wavre, Raphaël est parti suivre les cours de production musicale à l’université de Brighton. C’est là, au bord des falaises, qu’il a commencé à peaufiner son projet. À son retour en Belgique, il publie son troisième EP “Colours & Shapes” et trouve le déclic avec le morceau Smoke & Mirrors qui donne son nom à son premier album. “Dès la première esquisse, je me suis senti bien dans cette chanson. Il y avait des instruments organiques et des sons électroniques qui se mélangeaient, une belle mélodie vocale et des paroles collant à l’époque. “Smoke and mirrors” est une expression anglaise qu’on peut traduire par “poudre aux yeux”. C’est celle qui est envoyée par les politiciens, les médias ou les pseudo-experts. À un moment donné, on se rend compte que c’est à nous de chercher la vérité et de nous poser les bonnes questions pour avancer.”

Ce premier disque révèle un artiste complet qui maîtrise à la fois la production et sait prendre des risques en matière de mélodies. Entre le lancinant I’m A Wolf écrit au piano, les choeurs hypnotiques de Love ou le tube radio Lost At Sea, “Smoke & Mirrors” est une incontestable réussite qui a le mérite de s’inspirer de la morosité ambiante pour en sortir un message optimiste. “Je ne me suis fixé aucune règle avec ce disque. Je fais partie de cette génération d’artistes qui a commencé à faire de la musique dans sa chambre avec un laptop, un micro et un casque. Je sais aussi chanter et jouer de plusieurs instruments. Même en travaillant seul, les possibilités sont illimitées et j’aurais tort de ne pas essayer de les exploiter.”

Le 21/07 aux Francofolies de Spa, le 06/08 au Ronquières Festival et le 10/08 au Brussels Summer Festival.

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