Jacle Bow signe un premier album fracassant

Les chansons de la jeune formation belge évoquent l'âge d'or du rock.

Jacle Bow ©Prod

Une sirène de flics dans la nuit, un riff de guitare stonien qui sort de la brume, la section rythmique débouchant comme la cavalerie, un couplet où il est question de  “rocket queen”, de “temple of love” et de “be-bop-a-lula”… Bienvenue dans l’univers rock and roll de Jacle Bow, formation basée à Bruxelles qui sort son premier album “What’s All The Mumble About”. 

Comme dans toutes les belles histoires, celle de Jacle Bow commence par “Il était une fois”. Soit  Karel, jeune bassiste plein de rêves en panoramique dans la tête, qui tombe sur le cul en entendant sur un podium en Flandre un apprenti guitariste, Jonas. “J’ai été impressionné par sa façon de jouer et découvert que nous avions les mêmes disques de chevet: “Transformer” de Lou Reed, “Exile On Main Street” des Rolling Stones, les Faces, le Dylan électrique…” C’était il y a quatre ans. Le groupe recrute un batteur, un second guitariste et commence à écumer les bars. Mario Goossens, batteur de Triggerfinger tombe sous le charme de Jacle Bow et coache la formation avant d’accepter de réaliser son premier album. Sur “What’s All The Mumble About”, les chansons évoquent l’âge d’or du rock, mais les quatre garçons dans le vent y ajoutent une fraîcheur et une naïveté qui balaient toute considération nostalgique.

L’épatant Street Fight leur a permis d’être finalistes du concours Studio Brussel De Nieuwe Lichting avec rotation lourde à la clef. Rightless séduit par ses accents power-pop, les accords de Lucky sont tranchants comme la lame d’un couteau tandis que la ballade Baby You Know montre que les petits cœurs de nos quatre rockeurs battent aussi la chamade. Bref, une belle claque. Quelques mois avant  la sortie du disque, Jacle Bow est parti en tournée aux États-Unis. On a conçu ce trip comme un team-building en se disant que si nous arrivions au bout, nous avions tous réussi notre examen de passage pour Jacle Bow. Nous avons donné vingt concerts en vingt-deux jours, de San Diego à Seattle. Chaque soir, on demandait aux spectateurs s’ils ne pouvaient pas nous loger car on n’avait pas de fric pour l’hôtel. On a dormi dans une villa luxueuse, on a joué au prestigieux Great American Music Hall de San Francisco et dormi à côté d’un dealer de crack à  Portland. Une belle aventure et aussi de bonnes idées pour de futures chansons.”

*** Jacle Bow, What’s All The Mumble About. Warner.

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