Avec « Dream Culture », Kid Noize dévoile toutes les facettes de sa personnalité

Le primate de la street pop a pris six ans pour réaliser son premier album.

Kid Noize ©Belga

Basé sur un rêve réel.” C’est ainsi que Kid Noize a sous-titré son premier album “Dream Culture”. “Ce disque, ça fait six ans que j’en parle autour de moi”, rappelle-t-il. “Même si j’ai multiplié les projets, je n’ai cessé d’y penser et d’y travailler. Jour et nuit, j’ai peaufiné, modifier, coupé, recommencé mais il est enfin sorti, tel que je le voulais.” 

Beaucoup ont découvert Kid Noize le 20 avril 2011, date désormais historique du tout premier concert de Stromae à l’Ancienne Belgique dont il assurait la première partie. Il s’est ensuite fait remarquer par des live impressionnants, des dj sets explosifs, des clips urbains construits comme des courts-métrages et des missiles pour dancefloor qu’il a réussi à imposer en radio. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien si le Bruxellois, installé désormais à Charleroi, récolte quatre nominations pour la seconde édition des D6bels Music Awards qui se déroulera le 26 janvier prochain.

Un voyage

Avec “Dream Culture”, le garçon laisse enfin parler tous ses sentiments. Au fil de ce voyage sonore qui passe de l’ombre à la lumière, on découvre ainsi la précision du perfectionniste, la soif de curiosité du geek mais aussi les doutes d’un adulte qui veut encore garder sa naïveté de gamin. Oui, c’est tout lui. C’est Kid Noize. “Sur les réseaux sociaux, il y avait plein de fans qui me demandaient quand j’allais réunir mes singles sur un album. C’est une des raisons pour laquelle, on retrouve sur “Dream Culture” des titres comme Brooklyn, Jackass ou encore Ocean. Ces morceaux sont la face immergée de Kid Noize et je les assume toujours. Mais l’intérêt d’un album c’est que tu peux imposer ta propre vision sans être limité dans le minutage. Un album, c’est pas du spotify gratuit où tu crois connaître un artiste en écoutant des bribes de morceaux. Ici, j’ai essayé de proposer un voyage. Il y a une intro, une outro, un milieu et des chansons mélancoliques aux sonorités plus dark que Brooklyn ou Ocean.Au début du projet, Kid Noize était un personnage à la Gorillaz, un truc virtuel. Au fur et à mesure que j’avançais dans les chansons, j’ai compris qu’il ne fallait pas que j’invente la vie d’un personnage. Au final, j’ai préféré me raconter moi-même Ce garçon qui peuple les chansons ou que l’on voit grandir dans mes clips, c’est moi.

Mélange d’électro hédoniste, de street pop à forte valeur mélodique ajoutée et de bande-son pour virée nocturne dans les villes de grande solitude, “Dream Culture” dévoile finalement plus de chose que ce concept mystérieux ne le laissait imaginer initialement.  Non, on ne donnera pas la réelle identité de Kid Noize. Peu importe après tout. Chacun pourra s’identifier à lui au détour de l’une ou l’autre chanson. Au verso de la pochette, Kid Noize dédie son disque “à tous les rêveurs qui ont fait de la Terre (Earth) un meilleur endroit pour vivre et du Cœur (Heart) un meilleur endroit à aimer”. Beaucoup s’y retrouveront. Quant à la prothèse de primate qu’il porte en public, ne vous y fiez pas trop. “Dans toutes les cultures, le masque est un symbole qui sert à montrer ce qui se cache au fond de notre personnalité. D’ailleurs, on devrait tous en porter. Nous serions plus nous-mêmes. Nous serions aussi plus heureux.

Le 20/07 aux Francofolies de Spa, le 05/08 au Ronquières Festival.

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