Dernier week-end de janvier : le retour bouleversant de Bastien Vivès

L’auteur de Lastman et de Polina bouleverse avec Dernier week-end de janvier.

planche de la BD de Bastien Vivès
© Casterman

En attendant l’adaptation ciné de son érotique et émouvant Une sœur, et un second Corto, Bastien Vivès nous bouleverse avec une sorte de Lost In Translation: la rencontre en apesanteur entre un auteur de BD fatigué et la femme d’un de ses fans. On est sous le charme. Bastien Vivès prévient: “Si tu n’aimes pas les histoires d’amour entre les gens, tu risques de t’emmerder en lisant cette BD!

Et l’auteur casse-cou d’assumer que dans les quelque deux cents pages qui tiennent plus de César et Rosalie que de Mad Max, la seule scène d’action consiste en un aller-retour à la gare d’Angoulême, à la poursuite de planches perdues… “Un drame qui se règle avec un coup de fil à la SNCF”, ajoute-t-il, très sérieux, conscient que son livre risque de perdre une partie de son lectorat, biberonné au sexe ou à la baston. Là encore, le jeune homme impatient assume: “Dans ma vie, s’il n’y avait pas eu Lastman, ou même mes livres de cul, il n’y aurait pas Dernier week-end de janvier… tout se nourrit de tout”. Un régime varié qui lui va à ravir, et offre une des BD de l’année.

Bastien Vivès

© Casterman

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