Jérôme Colin: "La littérature peut changer les mentalités"

Journaliste et auteur de deux romans, Jérôme Colin évoque sa passion pour la littérature à l’occasion de la semaine du livre organisée sur toutes les plates-formes de la RTBF, du 14 au 20 mars.

Jérôme Colin, journaliste et auteur
© Jean-Michel-Byl

Tous les midis de la semaine, Jérôme Colin – auteur d’Eviter les péages et Le champ de bataille – présente Entrez sans frapper, où se succèdent les auteurs. La littérature est au cœur de l’émission comme le souligne le journaliste: " Ce qui est important c’est qu’on se raconte des histoires. Je suis convaincu qu’une société se fait à partir des histoires qu’elle se raconte. Les récits sont forts et s’il y a bien un truc qui peut changer les mentalités ce sont les histoires qu’on se raconte et donc les romans. "

Dans le cadre de la semaine du livre, l’accent sur la lecture sera encore plus prononcé, notamment le 15 mars avec une émission spéciale. Elle débutera par une Bagarre dans la discothèque spéciale. Ensuite, place à la littérature jeunesse. Pour l’occasion, quatre jeunes auditeurs (entre 7 et 15 ans) auront l’occasion de discuter avec Vincent Dugomier (Les Enfants de la Résistance) et Thomas Lavachery (Henry dans l’île). Faire découvrir – ou retrouver – le plaisir de lire aux plus jeunes est une mission qui tient à cœur à Jérôme Colin: " L’école a un rôle primordial à jouer. En Belgique, l’Etat se refuse à proposer des lectures de classiques comme c’est le cas par exemple en France. Et donc les enfants sont très dépendants de la qualité des professeurs. L’école ne doit pas faire forcément lire des grands livres mais surtout elle doit faire découvrir des livres qui vont susciter le plaisir de lire. Et si l’école n’a pas joué son rôle ou que cela n’a pas été possible au sein des familles, pas toutes égales devant la culture, il reste les médias et c’est notre rôle, tous les jours de persuader les gens. La lecture n’est pas une tâche rébarbative. C’est du plaisir, à partir du moment où on tombe au bon moment sur le bon livre ".

La littérature, outil de formation

Un rôle auquel le journaliste attache énormément d’importance, soulignant que la lecture a véritablement formé la personne qu’il est aujourd’hui: " Ça a remplacé l’école chez moi. Ça a été tout un pan de formation de qui je suis. Je n’ai pas trop accroché à l’école et vers 16 ans, j’ai commencé à lire beaucoup et j’ai l’impression que c’est par ce biais que je comprenais mieux le monde dans lequel je vivais, ce qu’étaient les autres,… Un apprentissage et une passion qui est née petit à petit."

Toujours dans le cadre de cette semaine du livre, Jérôme Colin sera également le dimanche 20 mars sur la scène de la Tricoterie pour une lecture publique de L’injuste destin du Pangolin. Un feuilleton écrit avec Sébastien Ministru, Myriam Leroy, Eric Russon et Adeline Dieudonné lors du premier confinement, en mars 2020.

Tout le programme de cette semaine spéciale – en télé et en radio – est à retrouver sur le site de la RTBF – La semaine du livre.

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