Les bonnes raisons de se détendre ce week-end

Bullez seul ou en famille, en salle ou dans le canapé, en découvrant les nouveautés culture épinglées par la rédaction.

Les bonnes raisons de se détendre ce week-end

Le jeune acteur 1

En 2009, Riad Sattouf réalise un film mettant en scène les déboires d’un ado pas vraiment équipé pour pécho, bien que ce soit l’obsession de sa jeune existence. Les beaux gosses, première réalisation de l’auteur de Pascal Brutal, fait un carton et attire l’attention sur son acteur principal qui, le temps le prouvera, est de la star. Vincent Lacoste n’a alors que 15 ans et c’est son premier tournage. À la manière de François Truffaut mettant en scène Jean-Pierre Léaud, Riad Sattouf trouve dans ce jeune inconnu sans histoire un double avec lequel il décide d’avancer dans le monde du cinéma qu’ils vont découvrir ensemble. Avec lucidité, comme il aime le rappeler: “Je n’étais pas bon, Vincent non plus, mais on rigolait des mêmes choses, et je me suis dit qu’on pouvait peut-être grandir ensemble”. Ce qui fut dit fut fait. Et voici le résultat. Une bonne dizaine d’années plus tard, après les succès phénoménaux de L’Arabe du futur et d’Esther, Riad Sattouf raconte en bande dessinée cette aventure amicale. Un livre né au hasard d’un casting sauvage et improbable, lors duquel le réalisateur en herbe cherchait “des physiques originaux, des têtes marrantes”. Il raconte sa rencontre avec Lacoste, alors gamin, puis le tournage des Beaux gosses dans un premier tome mêlant making of, déclaration d’amitié à ce jeune double au long nez, et plongée dans une aventure que peu de gens connaîtront. “J’ai voulu raconter le parcours d’une star, un parcours qui est différent de celui de 99,99999 % de la population, explique Riad ­Sattouf. J’ai traité l’univers du cinéma, et de l’accession à la célébrité, comme un pays étranger, je voulais emmener les lecteurs dans cet univers-là, comme je les ai emmenés en Syrie dans L’Arabe du futur.” Une formule qui va comme un gant au duo.

Le jeune acteur 1, Riad Sattouf,Les Livres du futur, 140 p.

riad sattouf croque vincent lacoste

Vent debout

Il faut lire le premier roman d’Aurélie Giustizia, pas vraiment parce qu’elle est Belge, plutôt pour découvrir l’ingéniosité et l’habileté d’une écriture poussée par une énergie qui témoigne de l’urgence à s’emparer de la littérature. Autobiographie de Léonie, née abandonnée, élevée dans un orphelinat, adoptée par un couple d’aveugles, Vent debout est l’histoire d’une fille qui, au vu des propositions indécentes du monde, décide de fuguer du périmètre confetti que lui a réservé la vie. Le ton est morveux, l’humour est au cran d’arrêt et le regard, d’une lucidité méticuleuse à dénoncer la violence subie par celles qu’on a vite fait de qualifier de déclassées. Joli coup d’essai. On attend la suite.

Aurélie Giustizia, Cent mille milliards, 156 p.

Les gardiens de la galaxie

Star-Lord, Gamora, Drax, Groot et Rocket ou la troupe qui crée le plus d’engouement dans l’univers Marvel depuis leur arrivée au cinéma. Rangés des voitures, ces cinq-là tentaient de se refaire une réputation avant de devenir de véritables héros galactiques. Cette aventure s’affranchit de l’aventure contée par Marvel en remontant de douze ans l’histoire de notre bande. Comme à l’écran, les échanges des gardiens pimentent une narration souvent dirigiste, offrant tout de même son quota d’action. Dédié à un large public, le jeu ravira les joueurs occasionnels et les vrais fans de l’univers cinématographique de Marvel. Bluffés dans les grandes lignes mais frustrés dans les détails, les amoureux des jeux d’action reconnaîtront quelques poncifs et imprécisions qu’une telle affiche aurait eu le mérite de gommer.

PC PS4 PS5 XOne, Series X/S Switch, Eidos Montréal/Square Enix

Sur le même sujet
Plus d'actualité