On adore le Mickey de Régis Loisel

Une collection BD réanime la souris de Disney pour la remixer et la recadrer.

Mickey ©Prod

Cinquante ans après la mort de Walt Disney, l’éditeur Jacques Glénat a bataillé et obtenu le droit de faire vivre à Mickey des aventures signées des plus grands noms de chez nous. Après Cosey, Tebo et le tandem Trondheim/Keramidas, Régis Loisel s’y colle. L’auteur de Peter Pan et de Magasin général nous dit pourquoi.

Disney, Mickey et vous, ça remonte à quand ?

RÉGIS LOISEL – À très longtemps! Je l’avoue, quand j’étais gamin, je me baladais toujours avec une photo plastifiée de Walt Disney dans la poche de mon jean. Juré! Je vouais une admiration sans borne à ses créations… À l’époque je dessinais des petits dessins que j’échangeais à la récré avec mes camarades, contre des albums de Mickey…

Qu’est-ce que vous lui trouvez, à Mickey ?

R.L. – Un peu comme celle de Tintin, la tête de Mickey se résume à peu: un rond, avec au-dessus deux ronds plus petits. Et ça marche! Vous montrez ça à n’importe qui dans le monde, il vous dira: c’est Mickey. C’est le génie de Disney, piètre dessinateur, mais entrepreneur génial: s’entourer des plus grands pour donner naissance à des œuvres.

Vous dites instantanément oui à Jacques Glénat quand il vous propose de dessiner un Mickey à vous ?

R.L. – À fond. Quand je suis au téléphone, je griffonne naturellement des personnages animaliers à la Mickey. De 10 à 16 ans, je me suis construit en tant que dessinateur, sur ces personnages, avec un petit faible pour Donald… Même si je suis le dernier à sortir “mon” Mickey, je suis fier d’avoir été le premier à avoir été contacté. 

Le résultat, 80 pages éditées dans un format à l’italienne, vous plaît ?

R.L. – Oui, et ça peut. Rien que pour les couleurs, j’ai passé 13 heures par jour, 47 jours d’affilée, dimanche compris.

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