Blake & Mortimer et l’étrange formule

À 70 ans, le duo tient une pêche d’enfer et affiche des ventes record alors que sort Le testament de William S. Une performance commerciale pourtant réalisée par les douze albums parus après la mort de Jacobs.

Blake & Mortimer ©Prod

Avec 16 millions d’albums vendus dans 12 pays, des produits dérivés qui s’arrachent et une presse unanime, dire que Blake & Mortimer est une affaire qui marche tient du doux euphémisme. Le plus surprenant, c’est le succès remporté par les aventures écrites après la disparition de l’auteur original, Edgar P. Jacobs, mort en 1987. Car les ventes n’ont jamais été si fortes que depuis la renaissance des aventures de son duo british, en 1996, année où paraît L’affaire Francis Blake, signée Jean Van Hamme et Ted Benoit, qui semble relancer la magie. Douze albums et neuf auteurs plus tard, la licence a des allures de carton, comme ne semble pas s’en plaindre Yves Schlirf, à la barre de cette belle histoire d’édition: “Aujourd’hui, c’est bien simple, la sortie d’un Blake & Mortimer est d’office la plus grosse vente sur le marché de la BD réaliste chez nous!” Traduction: il s’écoule 450.000 exemplaires de chaque nouveauté estampillée Blake & Mortimer. Comment expliquer que des albums mettant en scène deux messieurs du milieu du siècle dernier, à qui il arrive des aventures que les lecteurs de Lastman considéreraient comme des temps morts, avec un découpage à l’ancienne et des textes à n’en plus finir, se vendent mieux que des iPhone la veille de Noël? 

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