Prix Goncourt, dernière ligne droite

Les quatre finalistes du prix le plus couru sont connus. Verdict, le 3 novembre.

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C’est au musée du Bardo à Tunis, lieu d’une sanglante attaque terroriste en mars dernier, que les jurés du Goncourt – Bernard Pivot et Didier Decoin en tête – ont annoncé hier le nom des quatre finalistes. Le prix – le plus prestigieux et le plus médiatique de France, sorte de garantie pour un pic de ventes, sera proclamé le 3 novembre à Paris – comme d’habitude à l’issue d’un déjeuner chez Drouant. La surprise (car il en faut toujours une pour faire réagir le microcosme germanopratin) vient de l’éviction de la liste de Boualem Sansal, jusqu’ici grand favori avec «2084» et qui devrait se rattraper sur une autre liste – Renaudot, Médicis ou Femina – sachant qu’il y est nommé sur toutes.
 
Les quatre auteurs restant dans la course sont donc : Mathias Enard pour «Boussole», Nathalie Azoulay pour «Titus n’aimait pas Bérénice», Tobie Nathan pour «Ce pays qui te ressemble» et Hédi Kaddour pour «Les prépondérants».  «Titus n’aimait pas Bérénice» est l’histoire d’une rupture ou comment une femme se plonge dans les tragédies de Racine pour comprendre sa blessure. «Les prépondérants» mettent en exergue la fracture des cultures à travers le travail d’une équipe d’Hollywood, venue tourner un film dans une petite ville du Maghreb. «Boussole» est le portrait érudit d’un musicologue qui cherche à reconstituer son attraction pour l’Orient. Enfin, «Ce pays qui te ressemble» dresse le tableau d’une famille qui incarne l’Egypte des années 20 à nos jours.

 

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