Un show de dauphins au Japon pour la promotion d'Avatar 2 : les défenseurs des cétacés vent debout contre James Cameron

James Cameron est-il tant engagé dans la lutte contre le massacre de la biodiversité ? Si ses films plaident en sa faveur, un show promotionnel pose question.

Un show de dauphins au Japon pour la promotion d'Avatar 2 : les défenseurs des cétacés vent debout contre James Cameron
©Avatar 2. (@20th Century Studios)

James Cameron est de retour avec le deuxième opus d'Avatar. Le premier, sorti en 2009, avait été un véritable triomphe. S'il a fallu patienter tant de temps, c'est que le réalisateur a décidé de terminer l'écriture de l'ensemble du cycle Avatar. Avant les épisodes 3, 4 et 5 qui sortiront à deux ans d'intervalle jusqu'en 2028, le volet numéro deux était particulièrement attendu.

https://www.youtube.com/watch?v=598NnroP42s

Lire aussi : Avatar 2 : La Voie de l’eau, un spectacle éblouissant de près de 3h15

Films engagés politiquement, ils combattent les guerres et promeuvent l'écologie. Baignés dans un environnement riche, les Na'vi vivent en harmonie avec leur milieu. Rien d'étonnant lorsque l'on connaît l'engagement de James Cameron dans la protection de la biodiversité. Depuis 50 ans, il explore les océans et c'est eux qui servent de toile de fond à Avatar : la voie de l'eau.

Un fort engagement environnemental 

En un demi-siècle, il a perçu l'impact de l'homme sur son environnement : « C’est de pire en pire. Quand je suis né en 1954 nous étions 3 milliards de personnes sur la planète. Aujourd’hui nous sommes 8 milliards. Comment est-ce que cela pourrait ne pas avoir d’impact sur la nature qui nous entoure et la dégrader ? Alors que notre civilisation utilise les océans comme des toilettes… »

Son film veut d'ailleurs servir de détonateur pour conscientiser sur l'importance de respecter la planète. « Quand j’étais petit, Jacques Cousteau nous a montré ce qu’il se passait dans les profondeurs. C’était incroyable, les gens étaient ébahis. Aujourd’hui, on ne peut plus faire la même chose. Alors on peut aller vers la science-fiction pour rappeler aux gens cette connexion spirituelle profonde qu’ils ont avec l’eau, la beauté de la nature. Peut-être qu’alors les gens décideront de faire quelque chose pour la nature. Ou peut-être pas. Mais en tant qu’artistes, il faut au moins qu’on essaie. C’est le minimum que l’on peut faire ».

La polémique gronde

Si cette mission qu'il s'est donnée semble aussi sincère que profonde, quelle ne fut pas la surprise lorsque pour promouvoir sa nouvelle oeuvre en terre nippone, un show impliquant des dauphins se déroule sous les yeux de James Cameron.


Rapidement, la toile a remarqué le manque de cohérence entre le discours officiel et la mise en pratique. «Je sors du cinéma pour voir Avatar. J'ai beaucoup de mal à comprendre », relève un internaute. Les slogans « Boycott » reviennent à de nombreuses reprises. « Juste pour le fric », lâche un autre.

L'étonnement est d'autant plus grand que le Japon est réputé pour sa saison annuelle de chasse aux dauphins qui se déroule de septembre à mars. Une pratique qui ne doit guère plaire à James Cameron, végan de surcroît.

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